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En tournée dans le Nord du pays, le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle a procédé au lancement officiel du Programme de formation école-entreprise (Pf2f) au Centre régional de formation professionnelle (Crfp) de Saint-Louis. Dame Diop a aussi visité les centres de formation professionnelle et les villages artisanaux de la région nord. Une visite dont l’objectif était de s’enquérir des problèmes et de dégager des perspectives dans ces centres.

C’est peu avant la clôture de sa tournée de deux jours que le ministre de la Formation professionnelle a officiellement lancé le Programme de formation école-entreprise (Pf2f) au Centre régional de formation professionnelle (Crfp). Ce projet d’un coût global de 5,4 milliards de francs Cfa, pour une durée de 3 ans, bénéficiera à plus de 10 mille jeunes avec pour objectif d’améliorer la qualification professionnelle, l’employabilité et l’appui à l’insertion, à travers une implication plus accrue des entreprises dans l’acquisition des compétences. Il vise principalement à enrôlement au moins 30% des sortants du cycle fondamental, et 10% des bacheliers du système éducatif sénégalais dans la formation professionnelle et technique, à l’horizon 2030.
Selon Dame Diop qui a rappelé que ce projet entre dans le cadre de l’axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse), son ministère a signé des conventions de partenariat et des contrats d’apprentissage entre les entreprises de la place et les jeunes de Saint-Louis. Ainsi, dans la vieille ville, 888 places seront destinées aux jeunes dont les 500 dans des entreprises agricoles. Ces formations octroyées par le gouvernement permettront à l’Etat du Sénégal de lutter contre le chômage des jeunes dans les départements de Podor, Dagana et Saint-Louis, a fait savoir le ministre qui a profité de son séjour dans le Nord du pays pour encourager les directeurs à davantage faire preuve de créativité et de diversification tout en leur promettant d’améliorer leurs conditions en termes de matériels et de personnels d’encadrement. En ce sens, Dame Diop s’est voulu très clair. A Richard Toll par exemple où il a été interpellé sur les difficultés du Centre départemental de formation professionnelle (Cdfp), il a demandé au directeur et aux formateurs de ce centre d’encadrer les bénéficiaires de la formation pour mettre sur pied des projets créatifs, imaginatifs, réalistes et accessibles, sachant que le marché de l’emploi est saturé ; d’où l’importance de l’auto-emploi qui constitue un pilier majeur du Pse pour combattre le chômage.
A Maka-Diama où il s’est ensuite rendu, le ministre de la Formation professionnelle a visité les installations et les nouvelles machines agricoles du Centre de formation aux métiers du machinisme agricole (Cfmma) dont le coût de la construction est estimé à 6 milliard 500 millions de francs Cfa, avec l’appui de l’Agence française de développement (Afd). Sur place, il a tenu à souligner l’importance du centre de formation spécialisé en machinisme agricole. «Ce complexe permettra non seulement de former des jeunes aptes à réparer des machines agricoles, mais aussi de veiller à la bonne maintenance des nouvelles machines», a fait savoir Dame Diop, qui a souligné par la même occasion que «le Sénégal ne peut pas se permettre d’acheter de nouvelles machines chaque année pour remplacer celles tombées en panne».
cndiongue@lequotidien.sn

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