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«La montée de la xénophobie en Afrique», c’est le thème qui a réuni ce jeudi au Centre de recherche ouest-africain (Warc) politiciens, universitaires et membres d’organisations internationales. Selon l’ancien ministre Cheikh Tidiane Gadio, il faut que les dirigeants africains  se retrouvent et parlent des  problèmes du continent pour éviter que des frères africains s’entretuent.

Le Centre de recherche ouest-africain (Warc), en collaboration avec le forum social sénégalais, a organisé il y a quelques jours une conférence sur «La montée de la xénophobie en Afrique». Très souvent, des images tournent en boucle  sur les réseaux sociaux, représentant toujours les mêmes scènes montrant des personnes en larmes dans les meilleurs des scénarios ou poursuivies par leurs bourreaux, attaquées par les flammes, brûlées et laissée pour mortes. Il s’est déroulé il y a quelques jours, un débat contradictoire de haute facture sur la question avec des interrogations pertinentes. La rencontre était animée par le Pr Fatou Sow Sarr, maître de conférences à l’Ifan, Pierre Sané, ancien sous-directeur de l’Unesco et Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal. Tout d’abord, une chose est sûre pour les panelistes : «Ce n’est pas seulement en Afrique du Sud que la xénophobie a existé.» En effet, la situation s’est produite dans d’autres pays africains. Mais aussi en Amérique et en Europe. D’emblée, le paneliste Cheikh Tidiane Gadio remet en cause la formation du thème. «Est-ce qu’il y a vraiment une  montée de la xénophobie ou bien est-ce qu’il y a plus d’informations sur ce qui se passe dans nos pays», s’interroge-t-il.  L’ancien ministre d’ajouter : «Nous devons faire face à nos propres démons en tant qu’Afri­cains. Nous refusons nous-mêmes de parler de nos problèmes, les autres en parlent à leur façon, les amplifient, nous victimisent, et nous renvoient la responsabilité de tous ces problèmes.»  A travers ces termes, le président de l’Institut Africain de stratégie (Ips) dénonce une faiblesse de la réactivité africaine. Pour lui, «quand il y a eu ce qui s’est passé en Afrique du Sud, on devait entendre les Africains d’abord». Pour le Dr Gadio qui a insisté sur la nécessité de créer un Etat unifié, «quand il y a crise en Afrique, on doit convoquer un sommet extraordinaire».

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