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Après 22 ans de règne dictatorial, les défis à relever en Gambie seront énormes. C’est pour relever ceux sociopolitiques et économiques «qui ont entravé le recul de la pauvreté dans ce pays» que l’Union africaine, la Cedeao et les Nations unies ont exhorté le Président Barrow à prendre «toutes les dispositions nécessaires en vue de renforcer l’unité nationale, la concorde sociale et la paix».

Après le départ de Jammeh du pouvoir, le défi en Gambie sera de renforcer la concorde sociale, l’unité nationale et la paix. C’est d’ailleurs l’appel lancé par l’Union africaine et la Cedeao au nouveau Président de ce pays Adama Barrow. Dans un communiqué conjoint, ces organisations demandent au Président Barrow de prendre «toutes les dispositions nécessaires en vue de renforcer l’unité nationale, la concorde sociale et la paix en Gambie pour relever les défis sociopolitiques et économiques qui ont entravé le recul de la pauvreté dans le pays». Sou­cieu­ses de la sécurité de ce pays, l’Union africaine, la Cedeao et l’Onu exhortent les Forces de l’ordre gambiennes à observer «la neutralité et le comportement républicain et à prêter main forte au Président Barrow pour maintenir l’ordre public et la sécurité indispensables à la stabilité et au développement du pays». Dans la même veine, ces 3 organisations ont réaffirmé «leur engagement à continuer d’accompagner la Gambie dans la consolidation de la démocratie et de l’état de droit».
Par ailleurs, satisfaites des efforts menés pour la résolution de cette crise, ces organisations ont tenu à féliciter les leaders de cette médiation. Elles ont ainsi salué «le leadership et l’engagement manifeste de Son Excel­lence Mme Ellen Johnson-Sir­leaf, présidente de la République du Liberia et Présidente en exercice de la Cedeao, ainsi que Son Excellence M. Muhammadu Buhari, président de la Répu­blique Fédérale du Nigeria et médiateur de la Cedeao, et Son Excellence M. John Dra­ma­ni Mahama, ancien président de la République du Ghana et co-médiateur pour les efforts qu’ils ont menés dans le but de résoudre la crise post-électorale en Gambie dans le plein respect de la légalité constitutionnelle et le transfert pacifique du pouvoir». De même, elles ont aussi félicité «le Peuple gambien qui a fait preuve de patience, de discipline, de maturité et de détermination pour défendre la volonté populaire exprimée lors de l’élection présidentielle du 1er décembre 2016 et durant la crise post-électorale». «La Commis­sion de la Cedeao, l’Union africaine et les Nations unies saluent encore une fois l’indépendance, le professionnalisme et la volonté des membres de la Commission électorale indépendante de la Gambie et de tous les partis politiques pour avoir fait preuve de la maîtrise nécessaire afin de favoriser la tenue de cette élection», a-t-on ajouté dans le document.
dkane@lequotidien.sn

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