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Finalement l’équipe sénégalaise de Génération Foot, vainqueur 2-1 à Dakar, n’a pas joué son match retour contre Zamalek d’Egypte comptant pour le dernier tour qualificatif de la phase de poules de la Ligue africaine des Champions. Un scénario insolite s’est en effet produit au Caire.
Débarqués dans la capitale égyptienne où était prévue la rencontre ce samedi 28 septembre, les champions du Sénégal ont été surpris d’apprendre par la Caf la délocalisation du match à Alexandrie pour des «raisons sécuritaires».
Mais ce qui a fait sortir de leurs gonds les dirigeants sénégalais c’est le moment choisi par la Caf pour prendre une décision aussi importante, tombée le vendredi 27, soit à 48h du match. Une décision rejetée avec la dernière énergie par les Sénégalais qui ne s’imaginent pas se taper plus de 200 km la veille d’un match pour après se faire laminer, comme l’ont été les Camerounais de Canon Sports battus 0-4 par Al Ahly.
On connait la suite avec cette comédie qui s’est jouée aujourd’hui sur la pelouse d’Alexandrie exhibant des arbitres et des joueurs de Zamalek en train de «célébrer un forfait».
Mais le vrai scandale s’est produit ce vendredi au Caire où les Sénégalais ont été totalement ignorés par leurs homologues égyptiens. Pas d’accueil à l’aéroport, stade fermé, interdiction de s’entraîner. Une humiliation pour les dirigeants de Génération Foot qui ont pourtant bien accueilli leurs adversaires il y a deux semaines à Dakar.

Le forfait n’est pas effectif, selon la Caf qui va statuer
Avec la dernière réaction de la Caf qui est tombée hier soir, l’espoir est permis. En effet, dans une correspondance signée du Secrétaire général, l’instance africaine a notifié à la Fédération égyptienne que «le forfait n’est pas effectif». Elle ajoute que le cas sera traité par la commission compétente surtout que des matchs du championnat égyptien se sont joués au Caire malgré l’insécurité alléguée.
Mais dans cette affaire, c’est comme si tout était programmé pour faire éliminer Génération Foot. Les manœuvres ayant débuté par le choix contesté de l’arbitre malien. Avant qu’on ne mette sur la table une délocalisation du match. La balle est maintenant dans le camp de la Caf.
hdiandy@lequotidien.sn

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