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C’est le premier véritable choc de la saison pour les deux équipes. Mercredi soir, le Paris Saint-Germain recevra le Bayern Munich dans une rencontre déjà décisive dans la perspective du gain de la première place du groupe B. Le nul décevant à Mont­pellier du Psg en Ligue 1 samedi a ajouté de la pression supplémentaire aux hommes de Emery, mais tout n’est pas rose chez le rival bavarois, loin de là. Le 2-2 concédé à domicile vendredi soir face à Wolfsbourg fait des dégâts à Munich, où les critiques affluent de tous les côtés.
«Il y a une mauvaise atmosphère ces derniers jours. Müller se plaint, Lewandowski se plaint, Ancelotti est beaucoup critiqué», nous explique notre confrère de Fussball Transfers Matthias Rudolph. «Le problème principal reste la défense selon moi. Collec­tivement, l’équipe n’est pas au point et il est rare de voir les adversaires obtenir autant d’occasions face au Bayern.»
Un constat partagé par le journaliste Tristan Berner. «Un scénario comme le 2-2 face à Wolfs­bourg après avoir mené 2-0 n’arrivait que très rarement avec Guardiola. Avec lui, on avait souvent l’impression que les équipes savaient qu’elles n’allaient pas prendre de points contre le Bayern. Et ça, ça a changé.» Le Bayern de Ancelotti fait moins peur à ses adversaires, c’est une certitude.

Lewandowski, le seul qui émerge
Le match contre Wolfsbourg a été suivi d’une pluie de critiques, de la part des observateurs ou d’anciens joueurs. «Petit rythme, pas de passion», titrait NTV. D’autres pointaient du doigt l’indigence du jeu proposé, alors que le Süddeutsche Zeitung s’alertait des prochaines semaines. «Quelle est la stabilité de l’équipe ? Quelle est la gravité de l’absence de Manuel Neuer ? Combien de temps les buts de Robert Lewandowski vont cacher les problèmes du Bayern ?» Ces problèmes sont nombreux. Les compositions d’équipe de Ancelotti ne s’avèrent ainsi pas aisées au regard des différents ego.
Franck Ribéry a provoqué une grosse polémique en jetant son maillot, mécontent d’être remplacé face à Anderlecht. Il affirmait pourtant quelques jours plus tôt être conscient d’être impliqué dans la rotation, notamment par rapport à son âge. Il n’a pas su retenir son geste d’humeur. Le cas Arjen Robben devient également problématique, puisque le Néer­lan­dais peine à retrouver un bon niveau de jeu, tout comme Ribéry. Sa place de titulaire est clairement menacée par James Rodriguez pour le match face au Psg. Enfin, Thomas Müller ne cache lui pas sa frustration d’être un joker de luxe, et ce, malgré des performances clairement décevantes depuis plusieurs mois.
Des recrues encore trop timides
Les recrutes estivales, dans ce contexte pesant, n’ont pas encore la capacité d’apporter un réel vent de fraîcheur au Bayern. «Tolisso n’est pas mauvais, mais ce n’est pas lui qui va tout changer, il a besoin de temps, cela reste un nouveau. James joue peu. Il a été très bon contre Schalke 04 et il sera sûrement d’une grande aide dans les mois à venir. Süle et Rudy sont OK, mais ce ne sont pas encore des éléments majeurs pour le Bayern, plus des joueurs de complément», explique ainsi Matthias Rudolph.

Alaba et Neuer sur la touche
Pénalisé par les absences de Neuer et de Alaba, le club munichois n’affiche donc pas un visage rayonnant depuis le début de saison. Quelques matchs réussis (contre Brême, Mayence et Schal­ke) mais d’autres particulièrement laborieux (Anderlecht, Wolfs­bourg), qui rendent les supporters nostalgiques de l’ère Guardiola. L’année passée, quasiment à la même époque, le Bayern avait perdu son premier choc en Europe sur la pelouse de l’Atletico Madrid (0-1) alors qu’il n’avait connu que la victoire lors du début de saison. Cette fois-ci, un mauvais résultat pourrait carrément faire basculer le club dans une mini-crise.
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