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C’est ce mardi que les habituels occupants du centre socio-culturel de Nioro devront quitter les lieux. Et ce, suite à une sommation que le maire de Nioro, Abdoulaye Bâ, leur a servie. Selon le coordonnateur du Collectif pour le centre socio-culturel de Nioro, Babacar Ndour alias Malabar, on leur a demandé de vider les lieux qui doivent être transformés en commissariat de police. Re­groupés dans un collectif, les occupants du centre socio-culturel de Nioro refusent de se plier à cet ultimatum. «Non à la transformation en commissariat du centre socio-culturel de Nioro», a dit au bout du fil hier Malabar. Pour lui, ce centre «constitue la seule infrastructure dédiée à la culture dans le département de Nioro» dans la région de Kao­lack. S’ils acceptent la nécessité de doter la localité d’un commissariat de police, ces jeunes disent ne pas être d’accord que le centre socio-culturel soit transformé pour abriter les locaux. «C’est un manque de considération et de respect envers la culture à Nioro. Ils ne respectent pas la culture, ils ne respectent pas la jeunesse», s’étrangle de colère Babacar Ndour Alias Malabar, par ailleurs élève-professeur en éducation artistique à l’école des arts et promoteur du festival culturel du Rip, qui a refusé de signer la sommation servie par le maire de Nioro le 15 septembre dernier. Aujourd’hui, les animateurs de ce collectif demandent que ce commissariat soit érigé au niveau d’un espace dédié et de laisser intact le centre socio-culturel de Nioro qui aide les jeunes talents à éclore. Le centre socio-culturel de Nioro abrite une bibliothèque, un studio d’enregistrement, un restaurant et une salle Fitness. Nos tentatives de recueillir la version du maire du Nioro, Abdoulaye Bâ, se sont révélées vaines. Nous sommes tombés sur sa boite vocale.

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