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La 8e édition du Festival du film africain de Louxor s’est ouverte ce vendredi dans la petite ville égyptienne. Pendant une semaine, des dizaines de films vont être projetés sous le regard imperturbable des sphinx du temple de Karnak. Au total, quatre films sénégalais seront en compétition.

Une double rangée de béliers en pierre forme une haie grandiose qui mène à la cour du Temple de Karnak. Au cœur de la petite cité de Louxor, sur les bords du Nil, le vieil édifice résiste encore à l’usure du temps. Une partie s’est effondrée ne laissant en place qu’un empilement de pierres. Mais l’essentiel de ce qui fut un temple grandiose a survécu au temps. L’esplanade bordée par d’immenses pylônes de granite annonçant le temple d’Amon, témoigne de ces temps anciens. Mais l’espace d’une soirée, le temple de Karnak a fait honneur au cinéma africain. C’est en effet dans ce lieu d’histoire que s’est déroulée, vendredi dernier, la cérémonie d’ouverture de la 8e édition du Festival du film africain de Louxor (Laff) en Egypte. Dans une cérémonie sobre et grandiose à la fois, la directrice du festival, Mme Azza Alhosseiny, a donné le clap de départ en présence du ministre égyptien de la Culture et du Gouverneur de Louxor. Des chants, des danses et une performance artistique hallucinante d’une artiste ukrainienne ont marqué le démarrage de ce festival avant l’hommage rendu aux cinéastes disparus dont les réalisateurs burkinabè Idrissa Ouadraogo et mauritanien Med Hondo, disparu il y a quelques jours. Pour cette année, des dizaines de films du continent sont en compétition dans 5 catégories.
Le cinéaste sénégalais, Mansour Sora Wade, qui en est à sa deuxième participation, salue l’originalité de la sélection. «J’étais déjà venu une fois dans le jury long métrage fiction. Cette fois, je suis dans le jury long métrage documentaire. Je trouve que c’est un festival qui est très riche dans la mesure où il y a une sélection assez originale. Il y a beaucoup de films qu’on ne voit pas dans les autres festivals et qu’on retrouve ici. Et c’est un festival qui donne une grande place aux comédiens», souligne le cinéaste sénégalais.
Cette année, le festival rend hommage au cinéma tunisien. Ainsi, la productrice tunisienne, Dora Bouchoucha, ainsi que le directeur des Journées cinématographiques de Carthage (Jcc) ont reçu des distinctions à la cérémonie d’ouverture ainsi que la star égyptienne Lebleba. Pendant une semaine, la ville de Louxor va raisonner au rythme du 7e art. Le festival de Louxor, c’est aussi des ateliers sur le concept de moderne de l’africanisme dans le cinéma africain, la critique cinématographique mais aussi des hommages à Gamal Abdel Nasser et Nelson Mandela en plus d’un marché du film et une résidence d’écriture de longs métrages encadrés par la cinéaste égyptienne, Jihan El Tahri.
Coté sénégalais, quatre films sont en compétition. Il s’agit dans la catégorie des longs métrages documentaires de Migrant Migrer, le retour impossible, de Abdou Lahat Fall et de Fifiire en pays Cuballo de Mame Woury Thioubou. Quant au film de Angèle Diabang, Ma Coépouse bien aimée, il sera en compétition dans la section court métrage et Poisson d’Or poisson africain, de Thomas Grand et Moussa Diop, dans la compétition Liberté et droit de l’Homme qui accueille des films venus du monde entier.
mamewoury@lequotidien.sn

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