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Certains dirigeants africains savent-t-il réellement les avantages qu’on peut tirer d’une co-organisation d’une Can ? Sûrement non.
Sinon comment comprendre qu’au moment où des pays européens ou américains, qui ont plus de moyens que nous, acceptent une co-organisation (exemples de l’Euro 2020 avec 12 villes et du Mondial 2026 avec les Etats-Unis, le Canada et le Mexique), chez nous en Afrique on manifeste toujours une certaine frilosité quand il s’agit d’une organisation commune d’une Can.
Pourtant, avec la Can 2012, co-organisée par la Guinée Equatoriale et le Gabon et qui a connu un franc succès à l’image de la Can 2000 avec le Ghana et le Nigéria, on pensait que cette «barrière» serait franchie.
Mais avec la sortie hier du ministre guinéen des Sports qui rejette la proposition sénégalaise, on se rend compte que le problème demeure avec des dirigeants africains qui refusent de coller à cette tendance devenue à la mode au niveau mondial. Une organisation commune qui est devenue incontournable suite à l’augmentation des équipes de 16 à 24.
Quid de la position de la Caf par rapport à la co-organisation ? Apparemment l’instance africaine a maintenant compris l’utilité et la nécessité d’une telle formule. On se rappelle que lors du cafouillage noté suite au désistement du Maroc pour la Can 2015, la Caf avait appuyé l’idée d’une co-organisation entre l’Algérie et la Tunisie. Avant que la Guinée Equatoriale ne vole au secours de l’instance africaine en acceptant d’abriter l’évènement.
Les Guinéens ont peut-être leurs raisons de ne pas partager l’organisation de la Can 2025 ; mais il revient à la Caf de vanter les mérites d’une co-organisation. Et ce serait la meilleure manière de mettre fin à ce paradoxe africain.
hdiandy@lequotidien.sn

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