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Décidemment, la Fiba-Afrique a du mal à trouver un candidat officiel pour l’organisation de l’Afrobasket masculin 2017. Après le désistement du Congo Brazzaville, suivi du volte-face spectaculaire de l’Angola, l’instance continentale s’est finalement tournée vers la Tunisie en proposant une co-organisation avec le Sénégal.
Une démarche assez inédite de Fiba-Afrique qui, à l’image de la Can de football, veut sûrement expérimenter un tel schéma. Mais le hic se situe au niveau de la formule proposée : avec un pays (la Tunisie) qui va s’offrir la crème du tournoi, le Sénégal devant se contenter que des matchs de poule qui n’ont réellement aucun avantage sportif quand on sait que les vrais matchs à enjeux : quarts, demies et finale seront joués à Tunis.
L’autre incongruité c’est d’avoir choisi la Tunisie et le Sénégal qui sont assez distants, foulant aux pieds les fondements d’une co-organisation qui re­com­­mande deux pays voisins.
En voulant chercher quelque chose d’original, la Fiba-Afrique fait fausse route et cela vient confirmer les difficultés qu’elle rencontre quand il s’agit de trouver un organisateur pour son Afrobasket (N’est-ce pas Congo et Angola ?)
Des difficultés qui s’expliquent par le fait que l’instance continentale souvent s’appuie financièrement sur le pays organisateur et quand ce dernier est pris à la gorge par des difficultés économiques, ça coince.
Avec un petit délai de deux mois, vouloir faire un forcing pour «obliger» des pays à organiser un Afrobasket qui peine à trouver candidat, c’est un pari risqué. Il faut souhaiter que le Sénégal s’aligne au souhait de l’instance africaine, sinon la Tunisie sera seule à «manger» la patate chaude.
    hdiandy@lequotidien.sn

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