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Le Collectif des gouvernements scolaires demande aux élèves de ne pas rejoindre les salles de classe le 2 juin à cause de la hausse des cas positifs de Covid-1.

Le Collectif des gouvernements scolaires, qui n’adhère pas à la décision des autorités de rouvrir les écoles le 2 juin, voulait se faire entendre. Mais, il a été pris de court par les Forces de l’ordre au moment de débuter leur point de presse dans l’enceinte du célèbre lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye.
Expulsés de l’établissement, les responsables du gouvernent scolaire ont réussi à se retrancher dans l’un des quartiers de la commune de Ndiarème Limamou Laye pour dénoncer cette décision de l’Etat de renvoyer les potaches dans les classes en pleine explosion des cas :  «C’est inacceptable, nous avons aujourd’hui un Etat qui veut se débarrasser de sa jeunesse en nous exposant comme des cobayes au coronavirus.»
Ibrahima Khaly Diop, président du gouvernement scolaire du Lycée Seydina Limamou Laye, pense que l’Etat ne se soucie point de leur santé : «Mieux, nous n’avons même pas le droit de se prononcer sur les décisions qu’ils prennent. Aujourd’hui (hier) comme vous avez eu à le constater, les Forces de l’ordre ont reçu l’ordre du préfet de Guédiawaye de venir se battre avec leurs enfants qui sont l’avenir de ce pays. Ça ne veut pas dire que nous ne voulons pas étudier.» Il explique  : «Qui connait ces élèves sait pertinemment qu’on ne badine pas avec nos études malgré les mauvaises conditions d’études. Mais, il faut qu’il nous sensibilise pour nous dire comment éviter la contamination de ce virus, qui explose au Sénégal.»
Il y a un autre argument que le patron du Collectif du gouvernement scolaire du lycée de Guédiawaye a mis sur la table pour justifier leur non-adhésion à cette décision : «A cause des grèves des professeurs du G7 et G20, nous en sommes à 30% de notre programme, ce n’est pas possible. Qu’est-ce qu’ils cherchent tous ? C’est simple comme réponse, ils veulent tout simplement sacrifier la jeunesse.»
A la suite de Ibrahima Khaly Diop, Maguette Ba, élève au Lycée Seydina Limamou Laye de Guédiawaye, par ailleurs présidente du Collectif des gouvernements scolaires du Sénégal, surligne les urgences de l’heure  : «Cette pandémie est en train de faire des ravages. Nous refusons catégoriquement de retourner dans les salles de classe. Au moment ou l’Etat avait décidé de fermer les écoles, nous étions à moins de 20 Cas. Aujourd’hui, alors que nous nous retrouvons avec plus de 2 mille, on nous demande d’aller dans les salles de classe. Comme a eu à le dire mon camarade, ils veulent nous sacrifier. L’heure est grave, la situation a empiré, alors nous allons prendre nos responsabilités comme a eu à le dire le chef de l’Etat lors de son dernier discours.» Qu’allez-vous faire  ? «Nous élèves avions notre mot à dire et demandons à tous nos camarades de ne pas aller à l’école de 2 juin», décrète la présidente du Collectif des gouvernements scolaires du Sénégal.

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