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L’hôpital Aristide Le Dantec organise des Journées urologiques conjointes avec l’hôpital Dalal Jamm, l’hôpital de Ouakam et le centre médico-social de l’Ipres. Ces journées qui auront lieu les 5, 6 et 7 tourneront autour du cancer de la prostate. Plusieurs activités sont au menu, notamment le dépistage du cancer de la prostate. Ce sera également un moment fort de sensibilisation, selon le Professeur Boubacar Fall, chirurgien-urologue au Service d’urologie à l’hôpital Le Dantec.
Le Professeur Fall attire l’attention de la population sur la fréquence de cette pathologie qui est le premier cancer chez l’homme au Sénégal. «Au Service d’urologie, c’est le premier cancer urogénital, la deuxième cause de décès des cancers au Sénégal. C’est aussi la première cause de décès par cancer», fait-il remarquer. «Pis, dans notre pays, le diagnostic se fait assez tardivement. Quand le diagnostic est tardif, souvent le traitement ne guérit pas le malade. Nous faisons juste un traitement palliatif pour soulager le malade», regrette-t-il. Or, un dépistage précoce permet d’éviter les complications et de guérir la  maladie. «C’est pourquoi nous allons mettre l’accent sur la sensibilisation et le dépistage pour susciter des réflexes chez la population pour qu’elle consulte un spécialiste régulièrement au-delà de 45 ans», conseille-t-il.
A part les activités de dépistage, il y aura au cours de ces journées des interventions chirurgicales du cancer de la prostate. Egalement, des enseignements entre urologues, des discussions autour du dépistage «s’il faut faire un dépistage de masse ou non dans notre pays. Nous allons aussi discuter des nouveautés dans le traitement du cancer de la prostate. Beaucoup de travaux sont en cours et il est important de nous mettre à jour pour voir ce qui est nouveau et évaluer nos pratiques, intégrer les dernières découvertes faites sur le traitement du cancer de la prostate. Bientôt nous aurons des appareils de radiothérapie de dernière génération. Il faut que nous intégrions cette nouvelle méthode thérapeutique pour un meilleur traitement possible de nos patients», soutient le Professeur Fall.
Le cancer de la prostate ne se signale qu’à un stade assez avancé. Il se manifeste par des troubles urinaires, rétention urinaire, une fréquence urinaire, douleurs pelviennes, au bas-ventre ou des saignements dans les urines. Parmi les facteurs favorisants, il y a l’âge. Pis, la race noire est plus exposée à la maladie. Il existe également des familles qui font plus de cancer de la prostate que d’autres, d’après les explications du chirurgien-urologue.
ndieng@lequotidien.sn

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