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Pour le député Théodore Chérif Monteil, les professeurs de droit qui se sont exprimés sur la question du 3ème mandat du président de la Répu­blique «veulent tout juste réveiller des colères, veulent réveiller ce qu’on appelle en wolof le fitna». Il a donné son point de vue hier, en marge de l’ouverture de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale.

«Macky Sall pourrait se représenter pour un 3ème mandat.» Cette déclaration du professeur Babacar Guèye a alimenté les débats dans la sphère politique et dans les grand’places. Hier en marge de l’ouverture de la session ordinaire unique de l’Assemblée nationale, le député Théodore Chérif Monteil a condamné le soulèvement d’un tel débat qui, en 2012, avait fait plusieurs morts avec la fameuse candidature contestée du président de la République sortant de l’époque, Me Abdoulaye Wade. «Je pense que ces professeurs de droit à qui personne n’a posé de question et qui se sont mis à en parler veulent tout juste réveiller des colères, réveiller ce qu’on appelle en wolof le fitna», estime le parlementaire. Pour lui, ce débat n’a pas sa raison d’être. «Aujourd’hui, la Cons­titution sénégalaise est très claire par rapport au nombre de mandats. La Constitution sénégalaise dit très clairement que le mandat est renouvelable une seule fois. Nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs. Donc, penser que parce que la réforme s’est faite après l’élection du président de la République, que son premier mandat ne rentre pas en ligne de compte, c’est vraiment prendre les Sénégalais pour des demeurés.» Pour M. Monteil, «aujourd’hui, nous avons d’autres débats beaucoup plus intéressants».
Cependant, au moment où la question du dialogue est agitée depuis l’appel du chef de l’Etat, le député élu sous la bannière de l’Union citoyenne/Bunt-bi pense qu’il faut une bonne fois pour toutes discuter sur cette affaire de mandat. «Ce sujet en particulier, on doit le régler de façon définitive parce que nous sommes en train de nous rendre compte que, de façon récurrente, il revient sur la table et c’est le Peuple sénégalais qui va en souffrir. La dernière fois qu’on en a parlé, il y a eu plusieurs morts suite à des manifestations politiques. Nous n’avons pas besoin de ça. Nous avons besoin de stabilité, de quiétude.»
msakine@lequotidien.sn

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