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Rattrapé par la polémique, Mamadou Sy Mbengue, Direc­teur général de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), a tenu à apporter des précisions sur les fonds, qui auraient été détournés dans son service, lors de l’inauguration du Centre médico-social de Pikine. Et devant le président du Conseil d’administration de l’Ipres, Racine Sy. Mamadou Sy Mben­gue explique : «l’Ipres gère un service public et la presse a parlé de gestion des tickets. Et s’il n’y a pas d’information officielle, les supputations vont se poursuivre. C’est notamment le directeur des Ressources humaines et nous qui nous sommes rendu compte qu’il y avait des factures dont les montants étaient de plus en plus importants qui avaient attiré notre attention sur la nécessité de faire un contrôle. D’ailleurs c’est ce qui a été fait, et nos suspicions se sont confirmées pour des montants naturels qui sont loin de ceux développés dans la presse.» En présence du Pca Racine Sy ainsi que des vieux retraités venus nombreux, le patron de l’Ipres étaye ses arguments pour taire cette polémique naissante : «Lorsque nous nous sommes rendu compte, nous avons pris des mesures conservatoires à savoir le retrait des agréments de nos prestataires incriminés. Deuxièmement le changement des tickets par une dotation de transfert d’argent. Et troisièmement nous avons commandité un audit à l’interne et quatrièmement nous avons porté plainte devant les juridictions.»
En attendant les résultats de cette procédure judiciaire, Mamadou Sy Mbengue poursuit son travail quotidien à l’image de l’inauguration du Centre médico-social de Pikine, qui constituait une vieille doléance des retraités. «Beaucoup de vieux et vieilles étaient victimes d’agressions. Et ce centre reçoit entre 400 et 500 allocataires par jour. Les statistiques avaient démontré que 60% de ces allocataires, soit un peu plus de 300, venaient de la banlieue dakaroise. Avec les risques, parce qu’il nous avait été souvent signalé des cas d’agression sur des personnes âgées qui devaient se rendre dans un centre à 4 heures du matin pour pouvoir voir le médecin. Sensibles à cette situation, nous avons rencontré le Conseil d’administration qui nous a demandé de trouver un local et le centre Gazy est devenu aujourd’hui le Centre médico-social de l’Ipres», dit M. Mbengue.

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