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Pour le Front de résistance nationale, il n’est pas encore trop tard pour abandonner le parrainage exigé aux candidats à l’élection présidentielle. Les partis de l’opposition, qui ont toujours dénoncé cette loi, continuent leur lutte. En conférence de presse hier, les membres du Frn ont annoncé un sit-in devant le ministère de l’Intérieur le 4 septembre prochain pour le retrait de la loi sur le parrainage, l’accès de l’opposition au fichier électoral, l’organisation des élections par une autorité indépendante.

Intensifier leur lutte et mener des actions multiformes pour exiger le retrait de la loi sur le parrainage, l’accès de l’opposition au fichier électoral, l’organisation de l’élection présidentielle par une autorité indépendante : C’est l’annonce faite hier par le Front de résistance nationale (Frn) qui va tenir le 4 septembre prochain un sit-in devant le ministère de l’Intérieur. Cette organisation qui regroupe des partis de l’opposition a encore dénoncé hier, lors d’une conférence de presse, «le coup d’Etat électoral» qui se prépare avec la loi sur le parrainage. Le coordonnateur adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds) a fait savoir qu’ils vont déposer dès aujourd’hui un recours pour l’annulation de l’arrêté du ministre de l’Intérieur, fixant les modalités de collecte des parrains. Selon Oumar Sarr, plusieurs incohérences ont été notées. D’après lui, il y a deux modèles de fiche de parrainage différents alors que la loi dit que le modèle doit être identique. A cela, il ajoute l’absence de signatures sur la fiche numérique. De même, M. Sarr estime qu’il leur est exigé de saisir le numéro de la carte d’identité de la Cedeao de 17 caractères en plus de 9 autres caractères. D’après lui, c’est une manière de leur «faire entrer des données avec des possibilités importantes d’erreurs» qui aura comme conséquence l’élimination du parrain.
Le coordonnateur adjoint du Pds, qui dénonce aussi le refus du ministère de l’Intérieur de mettre à leur disposition le fichier électoral, accuse le gouvernement de faire de la discrimination. A en croire Oumar Sarr, les membres de l’Alliance pour la République (Apr) ont le fichier électoral, et toutes les informations qu’ils vont récupérer. «C’est parce qu’ils veulent nous éliminer qu’ils ont introduit ces 17 caractères qu’eux ils ont et que nous nous n’avons pas. Ils veulent disqualifier nos parrainages, éliminer nos candidats», a-t-il fustigé. Estimant que le Sénégal est en danger, M. Sarr soutient qu’ils sont obligés de défendre la démocratie sénégalaise. «Avec Macky Sall et son ministre Aly Ngouille Ndiaye, nous n’allons pas vers une élection présidentielle apaisée. Nous allons vers une non-élection et une situation difficile pour le pays», a-t-il averti.

«Le sabotage de l’élection a commencé…»
Parlant de la rencontre à laquelle ses membres étaient conviés hier, le Frn estime que «le sabotage de l’élection a commencé avec cette réunion». Pour Oumar Sarr, «l’objectif visé est de donner un nombre fictif de candidats pour justifier le parrainage». D’après lui, «cette réunion a accouché d’une souris», parce qu’il y a eu «plus de 200 citoyens qui ont déclaré représenter d’autres citoyens qui voudraient être Président». Partant de ce constat, il assimile cette situation à du «théâtre» car, soutient-il, c’est «la première fois avec ce système qu’il y a autant de représentants de candidats». Ce qui lui fait dire qu’avec ce «système scandaleux de parrainage, c’est un coup d’Etat électoral qui se prépare».
dkane@lequotidien.sn

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