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Le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn) a confirmé hier sa volonté de marcher demain à partir de 15h à la place de l’Obélisque. Cela, quelle que soit la décision de l’Etat. Oumar Sarr et Cie ont demandé par ailleurs, la libération immédiate de Khalifa Sall et l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales.

Le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn) n’entend pas reculer dans sa décision de marcher demain. Au contraire, les camarades de Mamadou Diop Decroix ont confirmé, hier lors d’une conférence de presse, qu’ils vont manifester ce vendredi 13juillet à 15h, de la place de l’Obélisque à la Rts. Cela, «quelle que soit la décision que l’Etat peut prendre et qu’il le veuille ou non». Oumar Sarr, Secrétaire général adjoint au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), a expliqué : «Nous ne sommes pas dans un régime d’autorisation, nous devons simplement déclarer notre manifestation à bonne échéance et nous l’avons fait. Nous attendons tout simplement que le gouvernement puisse encadrer cette manifestation et pas autre chose.» Mamadou Lamine Diallo, leader du mouvement Tekki, a rappelé quant à lui, les raisons qui motivent leur manifestation. «Ce sera une marche contre le recul démocratique au Sénégal, pour la défense des libertés, pour des élections transparentes et libres, ainsi que contre le parrainage», dira-t-il. Non sans souligner qu’ils ont fait tout ce qu’il fallait en matière de formalités administratives.
A en croire Oumar Sarr, ils ont insisté sur ces questions, «car nous sommes en pleine préparation de la campagne. Nous avons fait recours au niveau du Conseil constitutionnel pour inconstitutionnalité de la nouvelle loi portant code électoral, vous avez suivi les résultats». M. Sarr a affirmé qu’ils vont poursuivre le combat, dans la rue et au niveau des instances internationales.
Ce front qui regroupe 48 parties prenantes, a par ailleurs demandé solennellement la libération immédiate et sans condition du député-maire de Dakar, Khalifa Sall. Mais aussi que Karim Wade soit remis sur les listes électorales comme la loi l’exige. «La liberté de Karim Wade est pour nous non négociable, il n’appartient pas à l’Administration de l’enlever des listes», a déclaré Mamour Cissé du Parti pour le socialisme et la démocratie/Jant bi (Psd/Jant bi), qui a par ailleurs, salué la réquisition du Procureur, qui a demandé au tribunal de tenir en compte la décision de la Cedeao. «Dès lors qu’il y a eu cette décision, tout le monde s’attendait à ça. Et cela va dans le sens de l’apaisement», se félicite-t-il.
mfkebe@lequotidien.sn

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