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Le Groupe des sept syndicats d’enseignants les plus représentatifs au Sénégal a choisi la Cité du Rail, ville rebelle, pour dérouler la deuxième étape de son plan d’actions, à travers une marche nationale. Une mobilisation collective exceptionnelle de milliers d’enseignants qui disent ne plus être dans une dynamique de «négociation», mais de «respect des accords signés».

Thiès, ville symbolique dans la lutte syndicale, a accueilli samedi la marche nationale des enseignants membres des sept syndicats d’enseignants les plus représentatifs. Lesquels, venus de toutes les régions du pays, ont arboré des brassards rouges, porté en majorité des tee-shirts de la même couleur, brandissant des pancartes avec des slogans, entre autres moyens de lutte. Une marche pour exiger du gouvernement le respect des accords déjà signés. «Nous ne sommes plus dans une dynamique de négociation, encore moins de discussion, nous sommes dans la dynamique du respect des accords signés le 30 avril 2018», a martelé Saourou Sène, secrétaire général national du Syn­dicat autonome des enseignants du moyen secondaire du Sénégal (Saems), qui a cité les points saillants des revendications : «Nous attendons du gouvernement la tenue du concours des passerelles professionnelles qui doit être annuel.» Ainsi que «la création du corps des Profes­seurs de collège d’enseignement moyen général (Pcmg) en Education physique et sportive (Eps) avec la publication du décret».
Le syndicaliste a demandé, en présence de ses pairs secrétaires généraux de syndicat qui ont pris part à la marche, comme Abdoulaye Ndoye du Cusems, «la création du corps des administrateurs scolaires et la baisse des impôts». Et sur ce dernier point, M. Sène a affirmé que «tout le monde est d’accord que le logiciel utilisé aujourd’hui est inacceptable parce qu’il charcute le salaire d’honnêtes cito­yens». Il a indiqué : «Nous attendons également du gouvernement des discussions sérieuses sur le système de rémunération des agents de l’Etat et sur les lenteurs administratives, même si nous avons noté un frémissement avec la tenue d’une caravane au niveau de Fatick, Kaolack et Kaffrine.»
A en croire le patron du Saems, «l’école souffre aujourd’hui. Et elle souffre inacceptablement parce que voilà des pays dans lesquels il faut se battre pour arriver à la signature d’un protocole d’accord. Et une fois que vous terminez sa signature, l’Etat vous oblige à engager encore un autre combat pour le respect dudit protocole. C’est inacceptable». Saourou Sène a fustigé «un manque de respect envers l’école sénégalaise».
Et pourtant, fera-t-il remarquer, «si quelqu’un sait lire un message, à commencer par M. le président de la République, il le doit à un enseignant». Et de s’étrangler : «Nous sommes ceux sans qui il n’y aura pas de République, de médecin, de magistrat…» Par conséquent, demandera-t-il à ses camarades de «se mobiliser parce qu’il est temps que l’Etat respecte l’école sénégalaise».

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