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Dans le Plan Sénégal émergent, le renforcement du capital humain constitue un volet essentiel. Dans la matérialisation de ce deuxième axe du référentiel unique des politiques publiques, l’enseignement supérieur occupe une place de choix. Ayant mesuré l’importance de la formation post Baccalauréat dans le développement de la Nation, le Président Macky Sall a initié la Concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur en avril 2013, avec comme option un enseignement supérieur orienté vers les filières professionnelles et techniques. 78 recommandations ont été faites, 11 décisions et 69 directives présidentielles prises, dont la matérialisation a donné des résultats éloquents. Ainsi, les établissements d’enseignement sont centrés sur la réalité des terroirs, notamment à travers la décision présidentielle numéro 7 qui vise le renforcement de la carte universitaire pour favoriser l’accès, diversifier l’offre de formation et assurer la qualité de l’enseignement supérieur. Il fallait, selon le chef de l’Etat, «désengorger l’université Cheikh Anta Diop de Dakar et favoriser la montée en puissance des autres universités».
434 milliards F Cfa sont injectés dans le sous-secteur de l’enseignement supérieur entre 2012 et 2019, soit plus du double de tout ce qui a été investi dans l’enseignement supérieur de 1960 à 2012.
De nouveaux amphithéâtres, des blocs pédagogiques et des laboratoires sont ainsi érigés à l’Ucad ainsi que la construction de logements pour les enseignants. L’extension de l’Uni­versité Assane Seck de Ziguin­chor (Uasz) est devenue une réalité avec notamment le centre délocalisé de Kolda. Il en est ainsi de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb) avec le centre délocalisé de Guéoul. Ces Centres de recherche et d’essai (Cre) sont construits à travers le territoire. 50 Espaces numériques ouverts (Eno), à raison d’un au moins pour chaque département, d’un coût de 800 millions de F Cfa l’unité, sont en train d’être construits avec un mobilier fabriqué entièrement par des artisans locaux. Certains Eno comme celui de Kolda sont déjà fonctionnels.
La formation connaît des avancées spectaculaires avec la création de nouveaux postes d’enseignants-chercheurs, la mise en place depuis janvier 2014 de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) dont la devise est «Foo nekk foofula» et la politique de subvention des ordinateurs dont 49 mille étudiants ont déjà bénéficié.
Des réformes majeures alignant l’offre de l’enseignement supérieur au marché de l’emploi sont engagées : la revalorisation de salaires des enseignants des universités et de leur pension de retraite, la réforme des diplômes, la réforme des titres et des grades, l’ouverture des Conseils d’administration des universités au secteur privé, la systématisation des évaluations annuelles sur la base de contrats de performance, l’accès aux données en ligne et aux financements de recherche sur les secteurs prioritaires, l’appui à la promotion des enseignantes-chercheures du Sénégal et la suppression de la limite d’âge pour devenir Professeur titulaire.
Des mesures radicales sont prises par le chef de l’Etat le 28 mai 2018 pour améliorer les conditions sociales des étudiants. Les bourses sociales et allocations connaissent ainsi une hausse et passent, dès la rentrée 2018-2019, de 18 mille F Cfa à 20 mille F Cfa pour la demi-bourse, de 36 mille F Cfa à 40 mille F Cfa pour la bourse entière, de 60 mille F Cfa à 65 mille F Cfa pour la bourse de troisième cycle et de 60 mille F Cfa à 100 mille F Cfa pour l’aide sociale. En outre, une bourse d’accompagnement est envisagée pour éviter la perte de la bourse liée à l’allongement des études. L’augmentation des bourses devrait avoir un impact financier de 4 milliards de F Cfa. En plus de ces augmentations, le chef de l’Etat a réaffirmé que toutes les dispositions seront prises pour un paiement des bourses au plus tard le 5 de chaque mois. Pour la prise en charge des conditions sociales, de nouveaux Crous sont créés dans les universités des régions.
Dans le même ordre d’idées, le prix du ticket de restauration a baissé dès le 1er juillet 2018, passant de 75 F Cfa à 50 F Cfa pour le petit-déjeuner et de 150 F Cfa à 100 F Cfa pour le déjeuner et le dîner. Ainsi, avec la baisse du coût du ticket de restauration, conjuguée à l’augmentation des bourses et allocations, les conditions d’études de nos chers étudiants s’en trouveront améliorées.
Dans le lot des besoins des étudiants figure en bonne place l’hébergement. Pour ce volet essentiel, le Président Macky Sall a décidé de l’augmentation des capacités d’accueil des différentes universités, avec 4 000 lits de plus pour le Coud, 1 000 lits pour l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz), 2 000 lits pour l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb), 1 000 lits pour l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), 2 000 lits pour l’Université Amadou Ma­khtar Mbow de Diamniadio (Uamm), 1 000 lits pour l’Uni­versité de Thiès (Ut) et 2 700 lits pour l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (Ussein) dont 1 000 pour le site de Kaolack, 1 000 pour le site de Fatick et 700 pour le site de Gossas.
Qui dit université dit aussi besoins en infrastructures sportives et moyens logistiques. Le chef de l’Etat l’a compris en décidant de la construction et la réhabilitation d’infrastructures sportives et d’une dotation de 30 bus, dont 6 pour l’Ucad, 3 pour l’Uadb, 2 pour l’Uasz, 2 pour Thiès, 1 pour l’Esp et 1 pour chacun des établissements de l’enseignement supérieur public du Sénégal. A cela, il faut ajouter 5 ambulances neuves pour Bambey (2), Ziguinchor (1), Thiès (1) et Saint-Louis (1).
Le Président Macky Sall est devenu, par la force de ses actions, le champion de la rénovation de l’enseignement supérieur, l’inspirateur d’un espace universitaire apaisé avec des comités de dialogue social qui sont installés dans les universités, l’initiateur du caractère intelligent de la nouvelle ville de Diamniadio qui va devenir un hub intellectuel doté d’un supercalculateur, d’instituts de formation ultramodernes, d’une Maison des sciences, entre autres. L’Etat a décidé, à partir de l’année universitaire 2019-2020, d’orienter tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques. C’est une mesure très courageuse qui montre que l’inclusion sociale est une réalité dans l’action du Président Macky Sall.
L’ambition de doter le Sénégal d’un système d’enseignement supérieur adapté au monde moderne, efficace et inclusif laisse entrevoir de belles perspectives pour notre jeunesse. La voie est ainsi ouverte à l’accès universel aux «services sociaux de base», à la réalisation du programme sectoriel «Villes créatives» et à la matérialisation deux des grandes initiatives, «Pse : Jeunesse 2035» et «Pse : Société numérique inclusive». Aussi, Nelson Mandela avait raison de dire que «l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde».
Mamadou Moustapha FALL
Conseiller technique au Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise),
Coordonnateur de la Cellule républicaine d’information et de communication (Cric),
moustaphaby2000@yahoo.fr

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