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Le coordonnateur des cadres du Grand parti, Pape Médoune Sow, indique qu’Amnesty international est un organe indépendant «qui s’est basé sur des faits bien clairs». M. Sow, qui s’exprimait hier en marge de la célébration des 3 ans du Gp, pense que le rapport «n’a fait que rejoindre ce que l’opposition a toujours dit».

La sortie du ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall balayant d’un revers de la main ce que le rapport d’Amnesty international a dit sur la situation des droits de l’Homme au Sénégal a fait réagir hier Pape Médoune Sow, coordonnateur des cadres du Grand parti (Gp). Il s’est exprimé sur ces termes : «Un Etat qui est épinglé peut nier et faire tout ce qu’il peut, mais nous considérons qu’Amnesty international est un organe indépendant qui s’est basé sur des faits bien clairs pour tenir de tels arguments, malgré que le ministre de la Justice ait rejeté tout en bloc.» Poursuivant son argumentation, il a regretté les propos tenus par le garde des Sceaux. «Nous ne savons pas sur quel argument Ismaïla Madior Fall pourrait se baser pour réfuter quelque chose qu’un organisme international aurait déjà audité, car Amnesty n’a fait que rejoindre ce que l’opposition a toujours dit. Parce que nous avons toujours décrié la façon dont la justice sénégalaise fonctionne.»
C’était lors de la célébration des 3 ans du Grand parti (Gp). Une célébration sans son fondateur, Malick Gakou, empêché par ailleurs. Cet anniversaire était également une occasion pour M. Sow de rebondir un peu sur ce qu’est devenu leur parti. «Nous sommes maintenant un très grand parti, représenté partout au Sénégal et à l’international. Nous sommes allés directement au contact des populations sénégalaises pendant 3 ans. Nous avons fait les 14 régions du Sénégal», rappelle-t-il, déclarant que sur les 299 partis présents au Sénégal, «le Grand parti, à ce jour, est le seul qui a eu à préparer et à présenter un programme aux populations».
Pape Médoune Sow et camarades estiment par ailleurs que le parrainage, dans son côté opérationnel, ne leur pose pas un problème parce que, pensent-ils, «jusqu’à présent on a eu à placer plus de 300 mille cartes. Donc réunir 52 mille cartes ne nous poserait pas un problème».
En mars 2015, 12 frondeurs dont Malick Gakou, numéro 2 du parti, ont été exclus de l’Alliance des forces de progrès (Afp). C’est en mai 2015, après concertation avec des compatriotes, que la décision de fonder le Grand parti est prise.
mfkebe@lequotidien.sn

 

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