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A quelques jours du démarrage du marathon budgétaire, le groupe parlementaire de l’opposition dénonce l’absence de débat à l’Assemblée nationale. Toussaint Manga et Cie ont aussi tiré sur la gestion de Moustapha Niasse à l’Assemblée.

Les députés du groupe «Liberté et démocratie» dénoncent «l’absence de débats parlementaires». «Il y a une volonté de Macky Sall et ses députés de fuir le débat», a constaté leur porte-parole, lors d’une conférence de presse. «La loi autorise le député à avoir un temps de parole entre 5 et 15 mn. Mais le président Moustapha Niasse, sous le désir ardent de Macky Sall, veut que cette année les plénière puissent se faire dans un débat organisé qui durera 3 minutes, en violant complètement les dispositions du règlement intérieur qui donne un temps de parole de minimum 5 à 15 mn», déplore Toussaint Manga. Le député libéral trouve que le pouvoir «n’a rien fait» et veut, en conséquence, priver la parole à l’opposition. Les députés de «Liberté et démocratie» n’ont pas non plus épargné la gestion de Moustapha Niasse. «Comment, dans un Etat sérieux, le budget de l’Assemblée nationale peut-il rester inconnu des députés ? Aucun député ne peut dire aujourd’hui comment est géré l’argent de l’Assemblée nationale. On nous donne un budget sur une feuille au moment où les petites directions vous donnent des budgets détaillés sur des livres. L’Assemblée nationale donne sur une feuille et c’est celle-ci qui sert de compte rendu de la gestion de Moustapha Niasse», s’étonne M. Manga. Le groupe dirigé par Serigne Cheikh Mbacké demande ainsi au président de l’Assemblée de se conformer à l’article 31 du règlement intérieur.
Les parlementaires de l’opposition ont également dénoncé l’augmentation du budget de la Présidence. «Le président de la République est dans sa logique de nourrir des Asp Vip. C’est un microcosme autour de lui, fait de transhumants, de personnes qui sont là justement pour chiffonner l’argent public», martèle Cheikh Bamba Dièye, qui ne s’explique pas «l’augmentation de 6 milliards sur le budget qui était de 4 milliards de francs». Par ailleurs, l’opposition parlementaire a relevé l’absence de parité dans le bureau de l’Assemblée. «La parité voudrait que si Moustapha Niasse est président, que la première vice-présidente soit une femme. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas, car au poste de vice-président, il y a Moustapha Cissé Lô. Le protocole n’est pas respecté, donc on ne peut pas parler de parité. C’est la preuve que le gouvernement est mu par la volonté d’écarter l’opposition du bureau de l’Assemblée», a conclu Toussaint Manga.
justin@lequotidien.sn

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