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En optant de muer son 4-4-2 en 4-3-3 face Japon, on s’imaginait que Aliou Cissé voulait que son équipe soit plus joueuse à partir d’une bonne animation offensive. Avec la rentrée de Pape Alioune Ndiaye, associé dans l’entrejeu au duo Alfred Ndiaye-Gana Guèye et devant le trident Mané-Sarr-Niang, il y avait de la matière pour un bon cocktail offensif. Mais cette équipe joueuse, on l’aura beau attendre mais en vain. En l’absence d’un schéma-directeur où les milieux étaient absents à la relance, on a peu vu les attaquants être servis dans de bonnes conditions. En lieu et place, on a eu droit comme d’habitude à de longues balles balancées dans la zone adverse.
Titularisé en pointe, Mbaye Niang a eu des problèmes de repères. Confiné dans son couloir gauche, Sadio Mané a facilité la tâche aux Japonais qui se sont exercés avec succès à l’empêcher de jouer à travers une prise à deux ou à trois. Même scénario à droite où Ismaïla Sarr n’a toujours pas été heureux dans ses débordements parfois un peu prévisibles. Perdu au milieu, Pape Alioune Ndiaye n’a pas apporté l’apport offensif souhaité. Suffisant pour donner confiance aux Samouraïs bleus qui, à travers une bonne possession, ont joué sans complexes malgré un début difficile parce que gênés par l’impact physique des hommes de Aliou Cissé.

Le «vol plané» de Khadim Ndiaye
En défense, malgré l’hésitation de Moussa Wagué sur l’égalisation japonaise, Koulibaly et Cie se sont bien comportés. Mais la douche froide est venue de là où s’y attendait le moins : du gardien Khadim Ndiaye. Irréprochable jusque-là lors des dernières sorties de l’équipe. Ce qui lui avait valu de chiper la place de numéro 1 à Abdoulaye Diallo, le portier du Horoya a complètement raté son match. Sa sortie hasardeuse sur le 2e but du Japon a plombé les chances des Lions de s’ouvrir les portes des 8es de finale avant le dernier match du groupe contre la Colombie qui sera très disputé.
Avec ses relances approximatives du pied (comme lors du 2e but japonais), Khadim Ndiaye pourrait bien regretter sa prestation qui devrait avantager son concurrent direct, Abdoulaye Diallo, contre la Colombie. En fait, le portier des Lions a donné raison à l’attaquant-doyen Honda qui disait que le point faible du Sénégal, c’est son portier. Et comme par hasard c’est ce même Honda qui a signé le 2e but de son équipe suite au «vol plané» de Khadim. Comme quoi…

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