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Mactar Diokhané considère imam Ndao comme une référence et lui a donné un livre à corriger : «Si l’ignorance est une excuse pour entrer dans la religion», fait savoir l’accusé. En fait, parmi ses documents, figurait «un guide du parfait jihadiste». Par rapport à l’intérêt qu’il porte au jihad, Mactar clame que «ça fait partie de la religion».
Néanmoins, Diokhané déclare ne pas adhérer à la thèse de l’encyclopédie selon laquelle il y a «nécessité de tuer les enfants et les femmes des mécréants parce qu’une fois grands, ils seront des mécréants. (…) la possibilité pour le jihadiste de se marier avec une femme non musulmane afin d’avoir des papiers pour commettre des attentats». Or, devant le juge d’instruction, lui a-t-on rappelé, il disait : «Je suis d’accord, sur le résumé de l’encyclopédie sauf sur le port du signe de la chrétienté.»
Le procureur Ali Ciré Ndiaye de l’interpeller sur son surnom, Abou Anwar (jihadiste yéménite), un des formateurs des trois pilotes des attentats des Usa. «Vous venez de me l’apprendre», soutient Diokhané.
En outre, Diokhané soutient que les 65 mille euros reçus de Moustapha Diop, «c’était pour la construction d’un daara, (…), je n’avais aucun autre projet au pays». Au finish, le procureur a relu le Pv, «Abou Omar m’a ramené le livre corrigé par imam Ndao et son avis favorable sur le projet mis sur pied depuis le Nigeria». Des propos que Diokhané nie. Mais, à la remarque, «vous êtes intéressé par des questions de terrorisme ?», l’accusé répond : «Oui, je le confirme.»
Stagiaire

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