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Treize chefs d’accusation, parmi lesquels les crimes d’esclavage sexuel, persécution, viols et torture, sont portés contre Al Hassan, suspecté d’avoir été le commissaire de la police islamique à l’époque. Ce mercredi matin, l’équipe de la procureure a détaillé le rôle de l’accusé auprès du tribunal islamique.
Selon le Parquet, Al Hassan intervenait à toutes les étapes amenant à la condamnation des habitants qui ne respectaient pas les règles édictées par la police islamique. Il participait aux arrestations et rédigeait les rapports d’enquête de la police. L’accusation indique d’ailleurs posséder environ 70 documents écrits et signés par Al Hassan. Des documents déterminants, car d’après le substitut du procureur, le tribunal islamique s’appuyait presque exclusivement sur ceux-ci dans ses décisions.
Mais ce n’est pas tout : la police islamique exécutait également les châtiments corporels ordonnés par ce tribunal. Et le Parquet assure que Al Hassan y participait personnellement avec pour preuve, une vidéo diffusée ce matin pendant l’audience, dans laquelle l’accusé flagelle deux hommes condamnés pour avoir consommé de l’alcool en juillet 2012. Sur d’autres images, Al Hassan apparaît à côté d’autres policiers lors de séances publiques d’exécution des peines.
Le bureau du procureur a ensuite terminé sa présentation en mentionnant des exemples de crimes sexuels et mariages forcés commis à Tombouctou. Prochaine étape, une reprise de l’audience le 25 août, avec à la barre, les premiers témoins de l’accusation.
rfi.fr

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