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Pas d’invectives, ni de calomnies, encore moins d’insultes, des prières communes, un Sénégal debout contre toutes dérives. C’est la thérapie de choc préconisée par le Khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, ce mardi, devant la délégation du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), dirigée par Ousmane Tanor Dieng. «La paix et la stabilité du pays, c’est de l‘intérêt de tous les sénégalais», a dit le religieux qui insiste : «Il faut donc la cultiver mais également traduire cette paix-là dans les actes.» Car de l’avis de l’autorité religieuse de Tivaouane, «sans la paix et le pardon c’est le règne de l’instabilité, à laquelle personne ne pourrait s’épargner».
En écho, le Secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, de remercier les membres de la famille Sy, pour les prières qu’ils ne cessent de formuler pour la paix et la stabilité du pays. «Nous prions pour qu’ils vivent longtemps en bonne santé pour continuer à servir d’équilibre, de régulateur, d’éléments de stabilité pour notre pays». Le patron des Socialistes d’indiquer : «Ma conviction est que c’est grâce aux prières des saints hommes de ce pays qu’il y a cette stabilité qui continue de régner au Sénégal». Et à son avis, «dans un monde troublé où ça bouge de tous les côtés, avoir un pays aussi stable que le Sénégal me paraît être une très bonne chose. Et nous leur devons cela. C’est pourquoi périodiquement nous effectuons des visites auprès d’elles (les familles religieuses)».
Le Président du Hcct n’a pas manqué de signaler que son institution est composée d’une représentation des familles religieuses qui sont au nombre de 11, et cela, dit-il, est «une forme de reconnaissance à côté de ce qu’il fait pour les familles religieuses». Pour dire, selon Otd, «c’est un devoir de venir à chaque occasion pour recueillir leurs prières pour la stabilité du pays. Et chaque fois nous repartons mobilisés, enthousiastes et encouragés par ce nous entendons, mais également par leur engagement. Nous croyons qu’il est important qu’on continue à les écouter parce que leur voix compte dans ce pays-là». Car, soutient-il, en «réalité tous les Sénégalais appartiennent plus ou moins aux familles religieuses. Ce sont ces familles auxquelles nous croyons qui continuent à nous aider dans le domaine spirituel étant entendu que nous, nous avons le domaine temporel dont nous usons».

nfniang@lequotidien.sn

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