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A l’annonce de la mort de Fidel Castro vendredi 25 novembre, le silence est tombé sur La Havane. Des Cubains ont pleuré le père de la révolution alors qu’à Miami, bastion des exilés cubains, des scènes de liesse ont accueilli la nouvelle.

Décès du Lider Maximo : Silence et pleurs à La Havane
Vendredi 25 novembre, peu avant minuit, la nouvelle de la mort de Fidel Castro a interrompu les fêtes, vidé les rues de La Havane et paralysé cette île que le «Comandante» a façonnée à son image durant un demi-siècle. «C’est avec une profonde douleur que j’informe notre Peuple et les amis des Amériques et du monde que le commandant en chef de la révolution cubaine est décédé», venait d’annoncer à la télévision nationale son frère Raul Castro.

Neuf jours de deuil national
«Tout le monde était stupéfait, c’était un moment très triste», raconte Yaimara Gomez, une employée de l’Hôtel Presidente à La Havane. Sur les 11,2 millions d’habitants de l’île, on estime que 70% d’entre eux sont nés sous ce régime communiste qui a fait impitoyablement taire toute opposition, emprisonnée ou exilée. Mais même désabusée, une large partie de la population restait «fidéliste», attachée notamment aux deux vitrines sociales du régime : santé et éducation.
«Perdre Fidel c’est comme perdre un père, un guide, le phare de cette révolution», a déclaré Michel Rodriguez, un boulanger de 42 ans qui a appris l’information à la radio. Les autorités cubaines ont décrété samedi neuf jours de deuil national.

Des pleurs
«Fidel Castro était le plus grand», sanglotait de son côté Aurora Mendez qui, malgré ses 82 ans, travaille encore dans une cafeteria de la vieille Havane. Comme beaucoup d’autres, elle a été surprise par la nouvelle au petit matin. Fidel Castro avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale.

Liesse à Miami, silence à La Havane
Tandis que des scènes de liesse accueillaient la nouvelle à Miami, bastion des exilés cubains, La Havane, ville généralement bruyante où la musique est omniprésente, se taisait peu à peu. Marco Antonio Diaz, un laveur de voitures de 20 ans, faisait la fête quand, soudain, la musique s’est arrêtée. «Fidel est mort», a-t-il entendu dire tandis que la soirée se vidait. «Je suis revenu à la maison et j’ai réveillé tout le monde : Fidel est mort. Ma mère est restée bouche bée», raconte-t-il à l’Afp. Les rues de la capitale et du célèbre Malecon, le boulevard longeant la mer, semblaient inhabituellement vides ce samedi matin. La police venait de bloquer les accès à la place de la Révolution et jusqu’au 4 décembre, «les activités et spectacles publics» seront interrompus, selon le communiqué officiel.

francetvinfo.fr

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