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Le maire de Ngogom, département de Bambey, était dans tous ses états lors de la conférence territoriale portant sur la lutte contre le désencombrement et l’insalubrité. Baboucar Ndiaye s’est retiré de la salle avant la fin des travaux, car le gouverneur lui a repris le micro après le lui avoir donné malgré lui.

«Depuis 2016, nous avons instruit un dossier délibéré par le Conseil municipal et approuvé par le sous-préfet. Un dossier qui a reçu l’avis favorable de tous les chefs des services départementaux. Le gouverneur ne veut pas que je dise que le dossier est entre ses mains alors qu’il m’a reçu plusieurs fois dans son bureau», a expliqué Baboucar Ndiaye face à la presse. Le maire de Ngogom dit être «déçu» d’entendre parler de «fast track» au moment où des documents «dorment dans les tiroirs de l’autorité administrative de la région». Il ne cache pas son étonnement : «Comment voulez-vous que les gens parlent d’encombrement alors que depuis qu’on est érigé en commune, les gens ne parviennent pas à faire des lotissements. Les communes ont des plans approuvés alors qu’elles ne peuvent même pas avoir l’agrément au niveau national», regrette-t-il.
M. Ndiaye explique pourquoi le gouverneur de Diourbel ne voulait pas qu’il parle. «Le document est dans son bureau et il (gouverneur) m’a remis un reçu pour cela. Sans compter le fait que de nombreux dossiers dorment dans cette région par la volonté de certains individus. Il a dit qu’il ne me convoquerait jamais, moi non plus je n’ai pas besoin d’assister à sa réunion parce qu’il n’a rien fait pour cette région. Par contre, nous invitons le nouveau gouverneur à appliquer le ‘’fast track’’ prôné par le gouvernement. J’ai boudé parce qu’on m’a retiré le micro alors qu’il me restait deux points à évoquer», a-t-il indiqué.
Boubacar Ndiaye d’ajouter : «Sur le plan de l’assainissement, on nous parle de dépôts sauvages et d’ordures alors que nos communes souffrent. Nous avons un problème d’assainissement très sérieux parce les gens ne peuvent plus avoir de toilettes dans leurs maisons. Pourquoi ne pas asseoir un projet qui permettra aux localités d’avoir des toilettes ? Ce n’est qu’une question d’hygiène, de santé ou plutôt de dignité, car il n’y a plus de forêts. Les gens attendent la nuit pour faire leurs besoins autour des maisons», a-t-il déploré.
Correspondante

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