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C’est pour enclencher la réduction et la prévention des violences armées dans les zones frontalières de la Sénégambie méridionale que plusieurs organisations de la société civile de la Guinée-Bissau, de la Gambie et celles s’activant dans la partie sud du Sénégal s’étaient donnée rendez-vous à Ziguinchor pendant deux jours pour parler des «Rôles de la société civile dans la réduction et la prévention des violences armées». Une rencontre sanctionnée par un mémorandum et qui entre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du plan d’actions 2019 du Malao (Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest), en partenariat avec Humanité et inclusion (ex-Handicap international).
Il s’est agi pour les participants venus de la sous-région de présenter l’état des lieux en matière de violences armées commises dans les zones frontalières communes au Sénégal, à la Gambie et à la Guinée-Bissau ces dernières années. Et de créer en outre des synergies d’actions communes aux organisations de la Société civile des pays concernés, d’identifier les zones transfrontalières les plus impactées par les violences armées, de capitaliser les bonnes pratiques en matière de réduction et de prévention des violences armées et de développer des stratégies de collaboration avec les structures techniques de l’Etat en charge de la réduction et prévention des violences armées. Lesquelles détruisent des vies, alimentent l’insécurité et compromettent les perspectives de développement humain. Et c’est donc des difficultés que les uns et les autres rencontrent dans le cadre de la lutte au quotidien pour la réduction de ce fléau que les responsables de la Société civile ont adopté des mesures sous forme d’engagements fermes. Ainsi, après avoir magnifié l’implication d’Humanité et inclusion (Hi) auprès des Ong de la sous-région dans le soutien d’initiatives allant dans le sens de la lutte contre les violences armées, les organisations de la Société civile s’engagent à mettre en place une Plateforme des acteurs non étatiques de prévention et de réduction de la violence armée dans les espaces transfrontaliers, à dérouler des actions de sensibilisation, de formation, de plaidoyer et de lobbying aux fins de lutter contre toutes les formes de violences, à susciter des réponses opérationnelles, législatives, réglementaires et institutionnelles auprès des Etats membres de la Cedeao.
Par ailleurs, ces organisations encouragent Hi à accompagner la création de la Plateforme des acteurs non étatiques de prévention et de réduction de la violence armée dans les espaces transfrontaliers. Et dans leurs recommandations aux gouvernements de la Gambie, de la Guinée-Bissau et du Sénégal, elles demandent l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’actions régional pour la prévention et la lutte contre la violence, le soutien au développement des moyens de collecte de données sur les violences armées, le renforcement des mesures en faveur des victimes de violences armées, l’intégration de la prévention de la violence dans les politiques sociales et éducatives et l’érection de la sécurité inclusive au rang de nouveau paradigme de la sécurité humaine. Cette déclaration ouvre, selon l’enseignant Nouha Cissé, des perspectives de voir l’inclusion d’un plus grand nombre d’organisations de la Société civile dans le cadre de cette mobilisation pour lutter contre la violence armée au niveau de la Sénégambie méridionale.
imane@lequotidien.sn

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