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Le massacre des 14 coupeurs de bois dans la forêt de Bofa en Casamance ne peut pas avoir d’impact sur le tourisme de la région. Selon le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, les efforts considérables que les autorités ont faits pour relever le secteur dans la région ne peuvent être impactés par «ces actes isolés ».

Le massacre des 14 coupeurs de bois de la forêt de Bofa en Casamance ne remet pas en cause le tourisme de la région. «De jour en jour, on s’aperçoit que c’est un acte isolé et qu’il ne saurait atténuer les efforts consentis par le gouvernement», assure le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, qui s’exprimait hier en marge de l’atelier de lancement du processus d’élaboration d’un Code du tourisme. Selon M. Niang, même les alertes de sécurité émises par certaines ambassades occidentales ne «concernent pas toute la région». Ces ambassades qui ont demandé à leurs ressortissants d’éviter la zone où le massacre a eu lieu, ajoute le ministre, ont bien ciblé leurs mises en garde. «Même certaines alertes émises par des pays étrangers ne concernent pas toute la Casamance, mais des zones bien définies où il y a des opérations de sécurisation», insiste le ministre. Depuis que ces événements tragiques ont eu lieu dans une forêt aux environs de Ziguinchor, l’on s’interroge sur les conséquences de ce regain de tension sur le secteur touristique. Ce, d’autant que ces dernières années les autorités ont pris plusieurs mesures pour booster le tourisme en Casamance. Il s’agit, entre autres, de l’érection de la région en zone touristique prioritaire, de la mise en place de mesures fiscales spéciales et d’octrois de lignes de crédit en faveur des promoteurs. Des mesures qui avaient commencé à faire renaître le secteur dans la région. «Il y a énormément d’efforts qui ont été faits. Il y a beaucoup d’investissements que la Casamance attend et ces activités isolées ne peuvent pas impacter cela», persiste Mame Mbaye Niang qui appelle la presse à faire preuve de patriotisme dans la diffusion des informations. «Il y a eu plus de peur que de mal et certains touristes interrogés par la presse ont bien dit qu’ils se sentaient en sécurité», souligne le ministre. Mame Mbaye Niang rappelle d’ailleurs que son département avait anticipé sur ces questions en conviant les journalistes à un atelier sur le traitement de l’information. «On a anticipé pour gérer ce genre de situations en parlant à la presse avec l’Agence nationale de promotion du tourisme (Anpt) parce que si on donne des informations que l’on ne maîtrise pas, à la recherche de scoop, cela peut impacter l’économie du pays. Et je demeure convaincu que la presse sénégalaise est patriote. C’est regrettable, mais cela ne peut pas impacter les efforts qui ont été consentis», dit-il.
mamewoury@lequotidien.sn

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