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Karim Wade reste «contre vents et marées» le candidat du Parti démocratique sénégalais. Le comité directeur de ce parti l’a réitéré hier. «Je voudrais que cette question soit tranchée une bonne fois pour toutes. C’est un congrès régulièrement convoqué qui avait choisi Karim Wade. Et il n’y a même pas l’idée, chez nous, de changer de candidat», a déclaré Abdoul Aziz Diop. Les Libéraux se sont indignés que la publication des listes électorales soit précédée d’une conférence de presse des responsables du ministère de l’Intérieur, la direction générale des Elections en l’occurrence qui, à leur yeux, n’est qu’un «prétexte pour justifier devant l’opinion la grave forfaiture commise par Macky Sall et son régime». Omar Sarr et ses camarades estiment que les «tentatives» de recaler leur candidat entrent «en droite ligne avec la violation flagrante des lois». Ils brandissent l’arrêt de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) «composée de magistrats choisis par Macky Sall», mais qui ont rejeté la requête formulée par le Procureur spécial demandant que Karim Wade soit privé de son droit de vote. Le Pds se dit convaincu qu’en application des dispositions de l’arrêt de la juridiction spéciale en date du 22 mars 2015, Karim Wade est «bel et bien électeur».
Tout compte fait, les hommes de Abdoulaye Wade entendent défier «avec force» Macky Sall et son régime pour «l’instauration de la démocratie dont le plus urgent reste le rétablissement de tous les droits de Karim Wade ainsi que ceux de Khalifa Sall, tous les deux arbitrairement détenus». Dans le même sillage, le comité directeur du Pds exige également l’application «immédiate et intégrale» des décisions rendues par les juridictions internationales qui ont «un caractère contraignant pour le Sénégal». Il s’agit, pour le porte-parole du jour, de se conformer aux décisions de la Cour de justice de la Cedeao et du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire concernant Karim Wade et Khalifa Sall. Omar Sarr et Cie souhaitent d’ailleurs la dissolution du Conseil constitutionnel qui «n’a pas trouvé mieux que de rejeter du recours de l’opposition contre la loi votée par l’Assemblée nationale, modifiant les conditions de recevabilité des candidatures à l’élection présidentielle». En attendant, les Libéraux se sont donné rendez-vous le 13 juillet prochain, jour de la manifestation du Front de résistance nationale (Frn), pour dénoncer les «dérives» du régime dont la répression des manifestations et la gestion des contrats pétroliers et gaziers.
bseck@lequotidien.sn

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