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Le Pôle des non-alignés rejette encore une fois le système de parrainage. Pour Déthié Faye et ses camarades, c’est une condition aux antipodes de la démocratie.

La concertation sur le processus électoral a buté sur plusieurs points dont le système de parrainage avec 1% des inscrits. Si la mouvance présidentielle approuve cette donne, ce n’est le cas pour le Pôle des non-alignés (Pna). A l’issue de sa réunion de samedi dernier, Déthié Faye et ses camarades ont manifesté leur opposition à cette condition. «Le camp présidentiel a fait montre d’une obsession suspecte, lors des concertations, à présenter le parrainage comme seule solution à la rationalisation des candidatures alors que la démocratie ne s’accommode pas avec la ruse, la tricherie, le bluff et le forcing», lit-on dans un communiqué. En outre, les membres du Pna déplorent l’attitude du président de la République Macky Sall qui, selon eux, «n’a pas pris la peine d’écouter les différentes parties sur les désaccords actés lors de la réception du rapport de la Commission». Ils se joignent ainsi aux autres formations politiques de l’opposition. «Le Pôle des non-alignés réaffirme son opposition à toute forme de parrainage exigée aux partis politiques légalement constitués», prônent-ils. Tout en rappelant que «le président de la République, garant des institutions, doit s’interdire de prendre toute mesure restrictive des libertés et droits des citoyens consacrés par la Constitution». Dès lors, il l’invite à «prendre en compte les solutions alternatives proposées pour la rationalisation des candidatures».
Le Pôle des non-alignés s’inquiète quant à la préservation de la paix sociale. Il reste convaincu qu’elle doit nécessairement passer par «un consensus fort des acteurs politiques sur la question électorale». C’est ainsi qu’il réitère son attachement «aux valeurs républicaines et démocratiques et milite pour la concertation autour de l’organisation des élections». Fort de cela, l’instance se dit prête à prendre toutes les dispositions idoines pour la consolidation de la démocratie au Sénégal, la lutte contre les «lois de circonstance» et l’adoption d’un processus électoral «consensuel» pour la paix civile dans le pays.
Stagiaire

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