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L’arrestation de Ibrahima Sall, président de l’Asred (Association pour la réinsertion sociale des détenus), maintenu en garde à vue à la section de recherches de la Gendarmerie nationale à Colobane, trois jours après son interpellation, n’a pas l’heur de rencontrer l’approbation de la Coalition sénégalaise des défenseurs des droits humains (Coseddh). Cette structure, «dans sa posture d’alerte et de veille, rappelle à l’Etat du Sénégal la déclaration de l’Assem­blée générale des Na­tions unies sur les défenseurs des droits de l’Homme de 1998 et la résolution de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples de 2017 qui engagent les Etats membres des Nations unies et de l’Union africaine à protéger les défenseurs des droits humains et à créer les conditions du libre exercice de leur travail». Suffisant alors pour la structure d’appeler «à l’abandon des poursuites judiciaires contre Ibrahima Sall et réaffirme sa volonté de travailler ensemble avec l’Etat du Sénégal pour améliorer les conditions de vie et de séjour des détenus dans les prisons sénégalaises».
Reconnaissant à l’Etat le droit de démentir les allégations des organisations de défense des droits humains et celui de formuler des critiques objectives contre leurs méthodes de travail, la Coalition estime qu’«en aucun cas, un défenseur des droits humains ne devrait être inquiété pour des actions menées ou pour des informations reçues et diffusées dans le cadre de son travail de promotion et de protection des droits humains».
Ibrahima Sall, président de l’Asred, est placé en garde à vue suite à des soupçons, entre autres, de sorties illégales de correspondances des maisons d’arrêt et de correction.
mdiatta@lequotidien.sn

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