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«Je regrette qu’on ait déformé mes propos. Je respecte chaque religion. Si vous lisez mes discours, vous verrez que j’ai été constant en la matière. Mais lorsque j’ai décidé, dès le début de mon quinquennat, de m’attaquer à l’islam radical, mes propos ont été déformés. Par les Frères musulmans, assez largement, mais aussi par la Turquie, avec une capacité à influer sur beaucoup d’opinions publiques, y compris en Afrique subsaharienne. Je vous invite en outre à vous interroger sur la réaction de la Communauté internationale sur ce sujet : en janvier 2015, quand les journalistes de Charlie Hebdo étaient assassinés au nom d’Allah, des dirigeants musulmans sont venus défiler dans nos rues. Et aujourd’hui, alors qu’un professeur a été décapité parce qu’il enseignait la liberté d’expression, il faudrait s’excuser ? Le monde devient fou. Je ne céderai rien à ces gens-là. Je ne m’attaque pas à l’islam, je m’attaque au terrorisme islamiste, sachant que plus de 80 % des victimes d’attentats terroristes islamistes dans le monde sont des musulmans. Quand j’ai rendu hommage à Samuel Paty [assassiné le 16 octobre], j’ai dit que nous défendrons ce qui est un droit : celui de blasphémer et de caricaturer sur notre sol. Je n’ai pas dit que je soutenais les caricatures.»
Jeune Afrique

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