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Le face-à-face entre la presse et le président de la République ce 31 décembre 2020 a tenu toutes ses promesses. Il permet de fixer des repères solides de la gouvernance du pays, marquée par la Covid-19 et la gestion d’après-Covid-19. Le président de la République a recentré les choses bâties autour du Programme d’actions prioritaires (Pap2) d’un montant de 15 mille milliards de F. De la gestion du 1er cas en début mars et pendant toute l’année, l’action du gouvernement a été axée sur un Programme de riposte dénommé «Force Covid-19», d’un montant de 1 000 milliards de F. Tous les secteurs et organisations ont été accompagnés par l’Etat. Ce qui a amené notre pays de développer une forte résilience économique qui a permis au Sénégal d’éviter de toucher le fond. Il est clair que si notre pays a pu résister et rester debout, il faut rendre à César ce qui est à César, c’est rendre à Macky ce qui est à Macky Sall. Le président de la République a été le chantre de la résilience économique du Sénégal face à la Covid-19. Cette difficile période a été marquée tout de même par une très bonne campagne agricole qui sera l’atout de la relance économique. Nonobstant une incertitude qui accompagne l’avènement de 2021, il a dressé une nouvelle feuille de route à dominante sanitaire et infrastructurelle. Une nouvelle feuille de route qui donne au secteur privé auquel j’appartiens toute sa place. C’est dire que ce jeudi 31 décembre, les chefs d’entreprise sortent rassurés de la vision, mais surtout de la posture du président de la République. Macky Sall a abordé tous les sujets sans langue de bois, sans démagogie. Je pense que le Président a convaincu dans ce duel et la phrase que je retiens, c’est «Seul Dieu réussit tout (et que mane sama yéné la am, dou ma yalla, nit dong là)». On ne peut pas être aussi clair. Ceux qui ont eu la chance de sortir du pays et de voyager un peu partout à travers le monde ont la possibilité de voir le chemin parcouru en termes de réalisations depuis l’arrivée du Président Macky Sall en 2012. Cependant, il est clair que son prédécesseur, en l’occurrence le Président Abdoulaye Wade, a déblayé ce terrain depuis les années 2000 jusqu’à son départ en 2012. Ce qui se passe au Sénégal ne se passe nulle part en Afrique, même chez le géant sud-africain. L’exemple le plus illustratif est Diamniadio. Il y a 5 ans, Diamniadio, c’était un espace touffu d’herbes et d’arbres géants, arbres comme les baobabs, des champs à perte de vue. Le site a connu une transformation extraordinaire, j’allais dire inédite. Un simple détour permet d’apprécier la vision positive du Président Macky Sall dans cette partie importante du pays, puisqu’elle est une zone tampon participant au désenclavement de la capitale et à un pôle d’éclatement, notamment avec la gare des gros porteurs et le grand marché d’intérêt public. Les automobilistes qui empruntent le péage traversant les lieux sont subjugués par la floraison d’immeubles et d’infrastructures industrielles, éducatives, immobilières, sportives (comme Dakar Arena) achevées ou en voie d’achèvement, sont impressionnés par le décor de Diamniadio. Ce dispositif sera complété par la mise en place de la nouvelle gare du Ter, qui finira de booster et accroître les nouvelles installations d’entreprises. Certes des aléas ont accompagné le démarrage du Ter. Des aléas que nous comprenons puisqu’une telle infrastructure d’un investissement élevé ne pouvait se faire sans de nombreuses contraintes. Seulement, l’enjeu en vaut la chandelle puisque dans une année, la mobilité à Dakar et jusqu’à Diamniadio sera une réalité. Et j’imagine déjà le visage de ceux qui ont eu à dénigrer un tel projet. Surtout avec le Brt Dakar-Guédiawaye, la bataille de la mobilité sera probablement gagnée, surtout sur l’agglomération d’une capitale qui concentre les ¾ de la population sénégalaise. C’est à ce niveau que je m’interroge en interpellant certains dénigreurs. Comment peut-on développer un pays sans infrastructure routière ? Yvon Gattaz, patron des patrons français du Medef des années 80, disait que «si le bâtiment va tout va», car tous les économistes du monde savent le rôle du bâtiment et les infrastructures routières dans une économie. Un rappel de l’histoire française.
Le Plan autoroutier de Paris ou projet du périphérique français qui ceinture la ville de Paris, sous la férule des Présidents Giscard d’Es­taing et Georges Pompidou, avait suscité une vraie levée de boucliers, surtout venant du Parti communiste français dirigé à l’époque par Georges Marchais. Seule­ment, l’histoire a démontré aujourd’hui que si ce périphérique n’existait pas, le transport parisien serait chaotique de nos jours. Un autre fait de l’histoire, quand le Président Giscard ou Chirac, si je ne me trompe, a lancé le Tunnel sous la Manche entre Calais et Londres, les Communistes avaient encore rué sur les brancards pour dénoncer le scandale financier par son coût. Chirac disait au début de son mandat que ceux qui dénonçaient un tel projet ne savaient pas ce que cela va apporter en termes de mobilité des voyageurs et des marchandises. En 1981, lorsque François Mitterrand arrive au pouvoir, il confia à ses alliés communistes le ministère des Transports au no 2 du parti Charles Fiterman qui, ironie de l’histoire, va même inaugurer cet ouvrage aux côtés de Mitterrand et de la reine d’Angleterre. Aujour­d’hui, personne ne parle plus du tunnel et de son coût, pour dire heureusement que cela a été fait. Alors, contextualisant ces critiques avec celles émises par des contradicteurs du Président Macky Sall, il est clair à notre niveau que la vision futuriste du président de la République les dépasse. C’est facile de critiquer, mais un dirigeant averti doit prendre les bonnes décisions aux bons moments et boucher ses oreilles aux critiques, car seul l’avenir jugera et on en reparlera dans trois ans. Au Sénégal, le Président doit continuer à ramer dans le sens du développement. La seule faiblesse, c’est qu’on n’a pas un service aussi fiable que l’Insee en France pour pouvoir corroborer l’impact des projets du Président Macky Sall en termes de création d’emplois. Mais à l’aune des nombreux chantiers ouverts sur l’ensemble du territoire, on peut bien accepter la thèse de la création de plus de 500 mille emplois. D’ailleurs, les nombreux chantiers impactent la mobilité. Dakar est souvent plongée dans les bouchons interminables. Matin et soir, ces automobilistes ne se promènent pas et vont bien quelque part. Les pessimistes essayeront toujours de peindre les choses en noir. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que toute stratégie repose uniquement sur une volonté forte et un leadership énorme qui débloquent les situations à chaque fois qu’il y a des bas à la suite des hauts. Et nous sommes tout à fait d’accord avec le Président lorsqu’il dit que seul Dieu «peut tout faire et tout réaliser». On souhaite au Président que Dieu soit avec lui pour réaliser le maximum de ses ambitions pour le développement de notre pays. Aujourd’hui, pour le développement du Sénégal, ce n’est pas un illusionniste qu’il faut, car la démographie est là, galopante, sans compter les ressortissants de la Cedeao, près de 6 millions qui vivent et travaillent au Sénégal. Pendant ce temps, nos jeunes, hélas, empruntent les pirogues pour émigrer avec ce que cela représente comme danger. Dans un passé ressent, à travers un de mes articles que j’avais publié comme titre, (500 mille F pour avoir le droit de mourir en mer). Il est paradoxal de voir que près de 6 millions de citoyens de la Cedeao préfèrent s’installer au Sénégal, cela signifie tout simplement que notre pays est un eldorado pour eux. Le Sénégal a besoin d’un Prési­dent qui rassure. Et à mon humble avis, le Président Macky Sall rassure…
Baba TANDIAN
Président du Groupe Tandian Multimédia

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