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Khalifa Sall n’était pas à l’ouverture du dialogue national. Mais c’est tout comme puisqu’il a été hautement représenté par les siens qui ont réclamé sa libération. Le chef de l’Etat semble être dans les dispositions de le faire, mais précise que la procédure n’est pas épuisée.

C’est un dialogue national. Mais dans le package, il y a aussi deux cas : celui de Karim Wade et celui de Khalifa Sall. Plusieurs participants ont plaidé pour l’élargissement de Khalifa Sall qui, du reste, a été représenté par Cheikh Guèye, Idrissa Diallo, Bira Kane Ndiaye. Mais il y avait aussi d’autres proches du leader de Taxawu senegaal comme Moussa Tine. Sans compter la maire de Dakar qui a ouvert la série d’interventions en enveloppant sa requête dans son discours de bienvenue. Soham Wardini a réitéré au président de la République son souhait de voir son prédécesseur à la Ville de Dakar recouvrer la liberté au nom de la paix sociale. Le chef de l’Etat semble être dans les bonnes dispositions d’accéder à cette requête. «Madame la maire a évoqué le cas Khalifa Sall. Sama doomu baay (c’est un frère). Je prie pour lui», a dit le chef de l’Etat. Qui, cependant, a fait les précisions suivantes : «Il ne faut pas faire la confusion, le président de la République a une mission à poursuivre, ce n’est pas à lui de faire la justice, surtout dans un pays démocratique. Or tant que la justice suit son cours, je ne peux pas intervenir. Maintenant, le Président a la possibilité de prendre des dispositions. Mais on ne peut pas intervenir sur un dossier pendant devant la justice. Néanmoins, je prends acte de vos préoccupations et il faut juste rappeler les principes de la justice et les chartes du pays. Il y a une séparation des pouvoirs.» Il se trouve que le rabat d’arrêt introduit par les avocats de Khalifa Sall n’est pas encore examiné par la Cour suprême. Pourtant, pour Aïda Mbodj, en tant que Président et avec tous les pouvoirs que lui confère la Constitution, le chef de l’Etat peut bel et bien agir.
Au nom du Front de résistance nationale (Frn), Mamadou Diop Decroix a, à son tour, relevé les éléments de la crise de confiance entre le pouvoir et l’opposition. «Il y a le séjour prolongé de Khalifa Ababacar Sall en prison tout comme l’exil prolongé de Karim Wade loin de sa famille et leur exclusion de la dernière élection présidentielle alors qu’ils sont réputés représentatifs à côté d’une vingtaine d’autres candidats également recalés sur des bases non démocratiques restent en effet des facteurs substantiels de persistance de la crise de confiance», a souligné le Secrétaire général de Aj/Pads.
msakine@lequotidien.sn

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