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Le débat sur la dette du Sénégal s’est invité au Conseil présidentiel sur la revue annuelle conjointe. Le président de la République, qui a présidé cette rencontre hier, est largement revenu sur ce sujet pour mettre fin aux spéculations. Selon Macky Sall, il n’y a pas de risque d’endettement pour le Sénégal. Et le Président Sall d’expliquer : «Concernant la dette, il y a deux critères fondamentaux, ce sont les recettes budgétaires pour qu’on soit capable de rembourser les dettes. Si vous prenez les ratios, nous sommes à 10, 9% et la norme est de 30%. Deuxièmement, il y a la dynamique de la dette sur les expor­ta­tions des biens et services, il ne faut pas passer votre temps à spéculer alors que les institutions n’ont pas classé le Sénégal. Nous ne nous endettons pas pour faire du fonctionnement, nous nous endettons pour construire le développement économique et social. Comment voulez-vous construire des routes sans dette, c’est une dette saine.» Toutefois, recommande M. Sall, «nous devons être très attentifs sur la qualité de la dette». «Il est important de noter que nous regardons avec beaucoup d’attention l’évolution de la dette et surtout la qualité de la dette», a-t-il ajouté.
Se prononçant sur ce sujet, la représentante du Fmi a souligné que le Sénégal «reste un pays de faible risque d’endettement». Par ailleurs, la représentante du Fmi a fait savoir que «le principal défi du point de vue macroéconomique est de trouver un espace budgétaire pour l’investissement dans les infrastructures, afin de faciliter le développement du secteur privé et pour les dépenses sociales sans compromettre la viabilité de la dette». «Pour y parvenir, les autorités devront maintenir la tendance budgétaire en 2018 et relever les défis structurels liés aux opérations des trésoreries par des réponses stratégiques. Ceci passe par le renforcement de la politique fiscale, la suppression progressive des exonérations», a-t-elle recommandé.

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