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Il invite ses partisans à défendre son bilan avec «véhémence et conviction»
«Je n’ai pas peur de mes adversaires» «Les Assises ne sont ni la Bible ni le Coran»

A la tribune du symposium consacré au lancement de son ouvrage «Conviction républicaine», le Président Sall en a profité pour faire le bilan de ses réalisations durant les six années passées au pouvoir. Appelant ses partisans à assumer et à défendre ce bilan, Macky Sall a ouvert des perspectives sur son prochain mandat s’il est réélu.

Invité à parler du Tome 1 de son ouvrage Conviction républicaine (284 pages) lors d’un symposium, le président de la République a profité de cette tribune pour faire le bilan de ses réalisations. Enfilant ses habits de Président sortant et candidat pour un deuxième mandat à la tête du pays, Macky Sall a dressé un bilan élogieux des six années qu’il a passées à la tête du pays. Il est ainsi revenu sur les «efforts» qui ont été faits dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Chiffres à l’appui, il soutient que ces secteurs sont devenus le poumon de notre économie. Avant d’indiquer ses réalisations dans le domaine des infrastructures. «Dans quelques mois, il sera possible d’être à 250 km sur une autoroute au Sénégal. Evidemment, il restera la question des tarifs. Mon gouvernement y travaille fortement pour la soutenabilité, mais ces services vont transformer sensiblement la vie économique au Sénégal», a-t-il promis.

«Nous sommes l’un des rares pays qui investissent autant sur le capital humain»
Parlant des investissements dans le secteur de l’enseignement et de la formation, le Président Sall estime qu’ils «dépassent de 2 fois la somme de tous les investissements antérieurs durant les 52 dernières années». C’est d’ailleurs le paradoxe entre ces investissements et la crise que connaît ce secteur qui étonne le chef de l’Etat. Et la chaude actualité de l’Université Gaston Berger s’est invitée au symposium. «C’est triste alors que des efforts sont en train d’être faits que nous assistons à des évènements aussi douloureux et inacceptables que la mort de l’étudiant Fallou Sène. Le gouvernement est en train de faire ce qui n’a jamais été fait en termes d’investissement, de modernisation, de bourses où nous sommes l’un des rares pays qui investissent autant sur le capital humain, 51 milliards rien que pour les bourses», souligne-t-il. Soutenant qu’un quart du budget (25,1%) est consacré à l’enseignement et à la formation, M. Sall s’est désolé du fait qu’on n’en parle pas assez. «On ne peut pas faire comme si rien n’était fait, parce qu’il y a un voile qui veut envelopper l’action en cours», a-t-il regretté.

«Je n’ai pas peur de mes adversaires, je n’ai pas peur d’être jugé»
S’adressant aux intellectuels de la majorité, il leur a demandé de défendre «ce bilan et de l’assumer». «Le plus difficile, c’était de le faire, pas de le dire. Au moment où c’est fait, il faut le dire avec véhémence et conviction», a-t-il indiqué. Pour Macky Sall, s’il y a autant de «bruit au quotidien, c’est parce qu’il n’y a pas de discours sur le bilan» car, d’après lui, le bilan «est sans commune mesure». Le Président n’a pas épargné ses détracteurs. «Tous les jours, on crée de faux débats, des fake news pour nous divertir de l’action quotidienne au service des populations. On parle de dictature, on dit que j’ai peur de mes adversaires, mais je n’ai pas peur d’eux. Je me suis soumis à la sanction des Sénégalais, je n’ai pas peur d’être jugé. Je peux faire des erreurs comme tout être humain, mais il faut que ce débat sur l’état de la Nation soit posé», a-t-il déclaré. Une allusion à ceux qui trouvent que les déboires judiciaires de Karim Wade et de Khalifa Sall sont une manière de les écarter de la course à la Présidentielle.

«L’investissement humain, un marqueur indélébile de cette deuxième mandature 2019-2024»
Ragaillardi par son bilan, le Président Sall se projette sur son prochain mandat. «Le Sénégal est bien sur les rails de l’émergence. Nous essayerons d’être attentifs aux observations et critiques pour rectifier», a-t-il assuré. Parlant du Pse, il annonce qu’à partir «de janvier prochain, nous entrons dans le deuxième plan d’actions prioritaires qui va correspondre à la période temporelle du prochain mandat 2019-2024». Comme si le deuxième mandat était déjà acquis, le Président Sall déclare : «C’est là qu’on va faire la programmation. Après le rattrapage infrastructurel majeur pour les routes, les aéroports, il faudra des inclinaisons vers plus de social. Il faut se pencher sur l’humain qui va être un marqueur indélébile de cette deuxième mandature 2019-2024. On continuera à faire de la transformation structurelle, à moderniser notre système économique, social. La finalité, c’est que les Sénégalais vivent mieux et qu’on crée les bases d’une société juste.»
dkane@lequotidien.sn

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