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Depuis longtemps nous cherchons à comprendre le nom du Sénégal, sa signification et son origine, mais nous n’y sommes pas parvenus car même nos historiens ne s’accordent pas sur la genèse de ce nom et une grande partie de notre histoire. La république semble garder jalousement ses secrets, n’ayant pas résulté de la volonté de ses fils et étant bâtie sur des bases très sombres par des Français appartenant majoritairement à des loges et des ordres.
En scrutant les symboles occultes de notre république en paille, l’on se rend compte que notre histoire repose sur des mensonges et cette piètre école française enseigne mieux l’histoire des autres que la nôtre.
Commençant par notre drapeau, choisit pour honorer des partis politiques et des divinités païennes. Pour rappel, le premier drapeau du Sénégal après le référendum de 1958 marquant la fin de l’Aof et notre ancrage dans la communauté française (ancêtre de l’Uemoa), fût un drapeau avec une étoile jaune à 5 branches sur fond vert. Le drapeau avait copié celui de l’Union progressiste sénégalaise (actuel Parti socialiste) avec la seule différence de la couleur de l’étoile qui était rouge pour le parti. En 1959, le Soudan français et le Sénégal créent la fédération du Mali, qui adopta un drapeau tricolore (vert-jaune-rouge) avec en son centre un kanaga. Pour ceux qui connaissent, le kanaga est un symbole en double croix utilisé par la société Awa, à l’occasion des cérémonies funéraires pour évoquer leur dieu Amma. Dire que le Sénégal à majorité musulmane et chrétienne adopta un symbole d’une divinité autre que celle de la Bible et du Coran, en dit beaucoup sur les mensonges et trahisons qui fondent notre histoire factice. En 1960, la mort honteuse de la fédération pilotée depuis l’Elysée, permit l’adoption du drapeau actuel, rendant hommage aux trois partis forts qui constituaient l’Ups, à savoir : le vert pour le Bloc démocratique sénégalais, le jaune pour le Mouvement populaire sénégalais et le rouge pour le Parti d’action sénégalais social.
Notre hymne est plus pathétique, récemment l’ancien Président Abdoulaye Wade disait que la musique avait une origine publicitaire dans les années cinquante pour le compte d’une boutique en France. C’est plus lointain que cela, la musique est presque identique sur 3 instruments à la chanson française «viens poupoule», qui raisonnait dans les cabarets au 18e siècle. Herbert Pepper en bon tricheur l’a fourgué à notre poète-Président pour un hymne qui ne parle ni de notre histoire ni de la gloire de nos ancêtres ni à l’attachement à nos traditions mais débute par un impératif de jeu d’instruments pour sans doute faire danser le Peuple. Pepper, un franc-maçon ethnomusicologue, envoyé en Afrique pour apprendre des sonorités, disait que l’Africain est si sauvage que sa musique est un désordre mélodieux. Eh bien, le Sénégal a gardé sa bonne tradition de rendre hommage à tous ceux qui le méprisent, des négrophobes et racistes qui ont des boulevards et rues chez nous portant leurs noms, à l’instar de Faidherbe.
Les armoiries ont été dessinées par l’héraldiste française Suzanne Gauthier, une grande amie du Président Senghor. Un écu bipartite, sur la partie senestre se trouve un lion (à pattes de dragon utilisé par beaucoup de pays à influence des SS) et dans la partie dextre un baobab et la représentation du fleuve Sénégal.
Et cette constitution qui proclame et adhère à des révolutions étrangères tout en ignorant des évènements nationaux plus valeureux et brillants (révolution Torodo, charte du mandé, etc). Un préambule qui brandit avec fierté, cette déclaration hypocrite des droits de l’Homme signée par les négriers et colons à une époque où nous luttions encore pour avoir le droit de nous autodéterminer hors du cadre métropolitain. Cette même constitution inspirée de celle de Debré qui fait de notre fausse république un cliché extrêmement banal de la France.
Autant le dire, beaucoup de citoyens ne se reconnaissent pas dans cette république importée et ces symboles étranges n’appartenant pas à notre culture et portant encore les germes de la colonisation. Le Sénégal aura réussi à faire sentir à ses citoyens, un sentiment «d’étranger chez soi» car en dehors du nom rien n’est vraiment sénégalais au Sénégal !
Le 20 août, date de notre vraie fausse indépendance, est un jour plein d’enseignements, d’abord pour les aspirants à la fédération des peuples mais aussi pour ceux qui dénoncent l’influence française dans les affaires politiques des colonies modernes (pays de la Cedeao). Un pays ayant une histoire truffée de mensonges, une nation non encore construite, un état sans identité propre et une population dressée pour aimer ses bourreaux ; voilà un cocktail qui favorise et garantit une victoire éclatante dans notre combat sérieux contre le développement que mène vaillamment nos dirigeants-pions, nos vassaux formés à l’assistanat et demeurant au service de leurs tuteurs du nord.
L’heure du réveil et de la prise en main de notre destin a sonné, nous avons tout pour prospérer et nous ne devons pas perdre de vue que la foi en soi est la première valeur sûre pour construire un pays !
A toutes les forces vives de ce pays, nous disons, n’acceptez pas la dictature et levez-vous pour défendre le legs de nos vaillants ancêtres morts pour l’honneur de cette patrie qu’un gros «Ounk» joufflu tente de brader à des multinationales, aidé par une caste politico-religieuse sous perfusion. A des lois injustes, nul n’est tenu d’obéir !
Bonne fête à tous, que Dieu veille sur le Sénégal !
Dafa leer !
M. Oumar DIAGNE
SG du Rassemblement pour la Vérité (R.V)

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