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La tension ne baisse pas, car le contrat Akilee-Senelec fait encore couler beaucoup d’encre. Au lendemain de la sortie-soutien du Club des investisseurs sénégalais (Cis), les agents de la Senelec semblent être dopés par un nouvel engagement pour défendre leur «entreprise». Et les mots choisis par le Syndicat unique des travailleurs de l’électricité montrent que la bataille est loin d’être conjuguée au passé : «Le hold-up ne passera pas.» D’après le syndicat, «la criminalité financière constitue de nos jours l’une des principales menaces qui pèsent sur la sécurité dans les transactions économiques et sur le système de valeurs qui sert de références à nos modèles de gouvernance d’entreprise». Il exprime «ses vives préoccupations par rapport au contrat signé entre Senelec et la start-up Akilee en pleine campagne électorale» et lie ses inquiétudes à «la bataille médiatique d’intoxication à coups de millions pour faire avaler cette pilule amère à l’opinion nationale au nom d’un soi-disant patriotisme économique». «De quoi Akilee a peur au point de perdre son sang-froid», s’interroge le syndicat qui parle d’«Akileegate», tout en rappelant que l’actuel Dg de l’entreprise «était membre du cabinet Pmc en charge d’un audit à la Senelec», qui a eu «accès aux données confidentielles de la société dont il avait la charge de diagnostiquer les dysfonctionnements» avant qu’il ne démissionne de son poste pour créer Akilee Sa et de signer «un contrat d’une bagatelle de 187 milliards F Cfa» avec la Senelec. «Cet acte répugnant n’est rien d’autre qu’un délit d’initié», affirme le Sutelec, rappelant qu’Akilee «est sponsorisée par des intermédiaires n’hésitant pas un seul instant à faire entrave à la réglementation pour une prise de contrôle d’un des secteurs vitaux de notre économie». «Ce contrat entre Akilee et Senelec viole de la façon la plus honteuse la réglementation en matière de passation de marchés». In fine, le syndicat «exige des autorités étatiques la rupture purement et simplement de ce contrat et de ne céder à aucun lobby, car il y va de notre souveraineté et demande à tous les travailleurs, sans distinction, de rester vigilants et de se tenir prêts pour défendre leur outil de travail».

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