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Le système judiciaire sera paralysé les prochaines 72h à cause d’une grève du Sytjust. Le bras de fer entre le syndicat et la Chancellerie sur la question des carrières et du fonds commun continue de plus bel.

En quarantaine depuis quel­ques jours, le garde des Sceaux doit continuer ses réflexions pour pousser le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust), qui a décrété 72 heures de grève renouvelables couvrant les lundi 29, mardi 30 juin et le mercredi 1er juillet 2020, à cesser son mouvement d’humeur. Tou­jours, il met à l’index le ministre de tutelle : «Cette continuation de la grève est la conséquence du comportement du ministre de la Justice, Monsieur Malick Sall, qui feint d’ignorer la paralysie du service public de la justice, résultant de l’exercice du droit de grève par les travailleurs de la justice qui ne demandent que la mise en œuvre de réformes portées par des décrets déjà signés et la matérialisation du protocole d’accord signé le 17 octobre 2018 par le gouvernement et le Sytjust».
Aujourd’hui, les discussions n’ont pas du tout avancé. Il y a encore le débat sur le fonds commun des greffes qui est une véritable équation. Alors que le Sytjust demande la publication au Journal officiel des décrets liés à l’effectivité de l’élargissement de l’assiette du fonds commun. En tout cas, les relations sont tendues entre le Sytjust et la Chancellerie. Le syndicat avance que le ministre de la Justice «est dans un constant déni de devoir et de responsabilité contre les intérêts des travailleurs de la justice et cela a duré quatorze mois depuis sa prise de fonction à la tête de la Chancellerie en avril 2019». Selon le syndicat, «il devait organiser au Centre de formation judiciaire des formations préalables aux reclassements d’agents de son département» et «la mise en œuvre du protocole d’accord du 17 octobre 2018». Mais c’est le statu quo. «Il s’est inscrit maintenant dans une dynamique de torpillage des acquis des travailleurs de la justice, en représailles aux critiques récurrentes faites publiquement en son encontre à partir du 2 juin 2020 par le Sytjust. C’est dans cette veine que les faucons du ministère de Justice ont élaboré un argumentaire d’une effarante vacuité par lequel le ministre de la Justice tente de convaincre le gouvernement et le président de la République de remettre en cause les droits et acquis des travailleurs de la justice», poursuivent-ils.
Face à cette situation, ils ne comptent pas baisser les bras et restent «résolus à combattre l’injustice» et continuent «de s’insurger contre cette atteinte aux intérêts matériels et moraux de ses militants».

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