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La tension politique exige des concertations entre les acteurs. Et le Président nouvellement élu (ou réélu) a tenu hier un discours d’unité et de rassemblement. C’est le moins que l’on pouvait attendre de lui. C’est quand même rassurant qu’il invite la classe politique à la table des négociations afin de discuter des points de divergence qui ont été notés tout au long du processus électoral. C’est une réponse aussi à la volonté de la société civile. Dans son boubou de «Président de tous les Sénégalais», Macky Sall a le devoir de recoller les morceaux cassés d’un pays qui ne s’en remettra que par sa seule volonté. C’est dans ce sens qu’il entend y associer ses deux prédécesseurs. Il faut noter à ce titre que c’est un message d’apaisement adressé davantage à Abdoulaye Wade qu’à son prédécesseur Abdou Diouf. L’on peut espérer que c’est une fenêtre entrouverte pour sortir le fils, Karim, de sa situation. Ça devrait être le cas pour Khalifa Sall aussi. C’est apparemment la suite de son intention – conditionnée à sa réélection – pour l’amnistier. Il reste à savoir quelle réponse lui apportera Me Wade. Le parrainage aussi est un sujet qui devrait être au menu des discussions puisque lui-même admet qu’il peut être amélioré. Tout comme il se dit prêt à concrétiser le statut de l’opposition, à améliorer la façon de donner les résultats et à s’ouvrir sur la gestion des ressources naturelles.
Mais tout cela ne peut se faire sans interlocuteur. Et il se trouve que son opposition n’entend pas le reconnaître comme Président. Alors qu’en direction des prochaines élections, des réformes du système s’imposent pour éviter d’autres contestations. Et il n’y a qu’une seule issue : cultiver un esprit de confiance.
hamath@lequotidien.sn

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