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Le virus est encore là, mais les candidats aux prochaines élections locales pensent à leur élection ou réélection. La distribution de l’aide alimentaire a été une campagne pour certains. Les 6 mois perdus par la Commission du dialogue politique seront difficiles à rattraper.

Les politiques ont semblé ranger leurs ambitions et ne parlent que de la crise sanitaire. Mais au fond, dans la distribution des aides alimentaires de l’Etat ou des communes, ils calculent aussi les prochaines élections locales et attendent un retour sur investissement. Le contexte des restrictions des libertés avait justifié avec un confinement partiel, la distribution de vivres aux ménages frappés par la crise sanitaire et ses effets désastreux. Mais l’on a vu une publicité et une médiatisation qui relevaient plus d’une politisation de cette assistance sociale. La tenue des élections municipales et départementales à période échue, c’est-à-dire au plus tard le 28 mars 2021, n’est plus garantie. En effet, tout dépend des résultats des concertations politiques qui sont mises entre parenthèses depuis le début de cette pandémie. Cette échéance avait été retenue dans un contexte «normal». Sans grosse contrainte, sinon sous réserve de consensus entre les acteurs. Qu’on le veuille ou non, il sera difficile pour la Commission du dialogue national de rattraper ces 6 mois perdus. C’est en cela qu’un autre report est bien plausible. Mais encore faudrait-il concrétiser les deux gros points indispensables pour des élections transparentes et crédibles : l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral. Peut-être que le consensus qui a prévalu dans la gestion du Covid-19 devrait contribuer à faciliter un autre décalage des élections territoriales. De toute façon, les pronostics les plus encourageants indiquent que la pandémie est encore là jusqu’en fin 2021. Alors, le cas échéant, le Sénégal prendra-t-il le risque de voter dans la psychose du coronavirus ? Même si d’autres pays l’ont déjà fait à leurs risques et périls. Aujourd’hui la reprise du dialogue politique dépend du président du comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, qui a décidé lui-même de l’arrêt des travaux des commissions dont celle dirigée par le Général Mamadou Niang.

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