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La présidente du mouvement Osez l’avenir propose le couplage des Législatives et des Locales en 2019. Aïssata Tall Sall estime que ce serait une forme de «rationalisation» du calendrier républicain.

Beaucoup avaient parié sur une dissolution de l’Assemblée nationale, mais seulement si Macky Sall passait la main à un autre de l’opposition. Et l’idée de l’organisation de nouvelles élections législatives, après celles de 2017, refait surface après la réélection du candidat de Benno bokk yaakaar au premier tour. Me Aïssata Tall Sall plaide pour l’organisation de nouvelles Législatives en 2019 et même un couplage avec les Locales prochaines. «J’ai le souci qu’on ajuste le calendrier électoral sénégalais. Voyez-vous, depuis 5 ans, on est sur un rythme soutenu de campagne. On ne va pas s’en sortir. Moi j’ai bien envie qu’on remette tous les compteurs à zéro et que tous les 5 ans on fasse des élections générales : une Présidentielle, des Légis­latives et des Locales. Je suis pour des Législatives en 2019, mais pas pour des raisons que les gens invoquent. Qu’on ait des élections finalement qu’en 2024», a-t-elle indiqué hier, lors de l’émission «Grand jury» de la Rfm. Alliée de Macky Sall, elle ajoute : «Si vous observez ce qui se passe au Sénégal, c’est qu’en moyenne tous les 18 mois, maximum tous les deux ans, nous avons une élection quelque part. Mais cela ne peut pas continuer. Il faut arrêter ce rythme infernal et j’opte pour ce que l’élection présidentielle passée, toutes les autres soient organisées en même temps, les élections locales comme les élections législatives, pour qu’on ait des mandats de cinq ans remplis à l’issue desquels tout le monde repartira encore à la case départ. Que les élections locales et législatives se fassent ensemble parce que je considère qu’il y va de la rationalisation du calendrier électoral au Sénégal. On ne peut pas dans un pays en voie de développement, tous les 18 mois en moyenne, avoir des élections. C’est fatigant pour la classe politique, pour les Sénégalais et ça éprouve nos finances publiques.»
Si elle dit ne pas savoir «s’il faut dissoudre cette Assemblée nationale ou trouver une loi plus tard», la présidente du mouvement Osez l’avenir souligne qu’«on y réfléchira», car «c’est un problème auquel nous devons apporter une solution».
Macky Sall exclut-il cette option du couplage Législatives-Locales ? Rien n’est moins sûr. Dans tous les cas, la dissolution de l’Assemblée nationale, comme le dispose l’alinéa 2 de l’article 87 de la Constitution, «ne peut intervenir durant les deux premières années de législature». Concrètement, qu’après le 30 juillet prochain.
hamath@lequotidien.sn

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