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Thiendella Fall, Dge.

Annoncée pour le 9 juin, puis le 10, la publication des listes candidates validées tarde toujours. Certaines coalitions qui peuvent les consulter sur place s’en étonnent et dénoncent un «manque de transparence». Si des spécialistes estiment que seul l’arrêté ministériel est une obligation, ils n’y voient non plus aucune raison de retarder leur publication. La direction générale des Elections, elle, ne pense pas à l’affichage, mais s’engage à mettre en ligne les listes dans les meilleurs délais sur le site du ministère de l’Intérieur.

«Le Directeur général des élections (Dge) porte à la connaissance des partis politiques légalement constitués, coalitions de partis et entités regroupant des personnes indépendantes que, par arrêté n°09736 du 9 juin 2017, Monsieur le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a publié les listes déclarées recevables pour les élections législatives du 30 juillet 2017. Les listes de candidatures, annexes dudit arrêté de publication, peuvent être consultées au niveau de la Direction générale des élections sise à l’ex-Cité Police sur la Rue 6.» C’était le communiqué du 9 juin, quelques heures après la validation des 47 listes candidates aux Législatives de 2012. Seulement, il était attendu aussi que ses «annexes» soient affichées sur place le même jour avec les nom, prénoms, date de naissance, profession, sexe… Ce qui avait ameuté toute la presse d’ailleurs. Ce jour, au vu de la pléthore de listes (47 au total), le décalage de quelques heures était compréhensible. C’est pourquoi les autorités en charge des élections avaient annoncé la publication pour le lendemain, samedi, à 8h. Point d’affiches ! Depuis, on avait oublié la promesse de la Dge. Hier, des partis politiques nous ont saisis pour dénoncer une «opacité» et un «manque de transparence» qui pourraient susciter des suspicions. Il est vrai que des spécialistes interrogés hier estiment qu’il n’y a pas de violation de la loi, soulignant que seule la publication de l’arrêté ministériel et la consultation sur place par les mandataires sont obligatoires. Ce que Sada Ndiaye du Pds et de Wattu senegaal a confirmé. Mais point de photocopie, de prise de notes, de photographie, aussi bien pour les mandataires que pour les journalistes. Nous avons vécu l’expérience hier dans la salle où le dispositif est installé.

La Dge : «Les listes sont publiées par arrêté et non affichées»
Mais au-delà, il y a la question de l’accès à l’information qui se pose, et donc de la mise à disposition de la bonne information au grand public. Le chargé de communication de la Dge qui nous a reçus hier explique : «Sur le net, des listes circulent avec des erreurs et qui ne viennent pas de la direction des Elections. Nous n’avons mis aucune liste en ligne. Par exemple, on parle de Coalition gagnante/Manko wat­tu senegsal alors qu’en réalité, il s’agit de la Coalition gagnante/ Wattu senegsal». Et un agent de la Dge se veut plus précis : «Il y a encore des coquilles, des erreurs par exemple sur les noms qu’il faut corriger.» Bernard Casimir Demba Cissé précise que «pour l’exemple de la publication des listes électorales, au terme de la loi électorale, c’est l’affichage du procès-verbal de réception des listes qui vaut publication». Sinon, souligne-t-il, «on aurait tapissé le mur si on tentait de mettre toutes ces listes.» Il dit aussi : «Les listes sont publiées par arrêté et non affichées.» Et pourtant, il assure que toutes les dispositions sont prises pour la publication des listes dans les meilleurs délais sur le site du ministère de l’Intérieur et celui de la direction générale des Elections.
msakine@lequotidien.sn

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