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La trajectoire que prennent les concertations autour du système de rémunération des agents de l’Etat n’agrée pas le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Sae­ms). «Nous sou­haitons que le gouvernement comprenne que si nous voulons avoir une Fonction publique rénovée, capable de prendre en charge les préoccupations de l’émergence de notre pays, il est important que système de rémunération des agents de l’Etat fasse l’objet d’un travail sérieux afin que, pour le vote du budget 2019-2020, le gouvernement du Sénégal puisse proposer une nouvelle grille salariale qui corrige toutes les iniquités et les injustices», a soutenu samedi le secrétaire général de cette organisation, Saourou Sè­ne.  Pour lui, ce qui se fait actuellement entre le gouvernement et les organisations n’est qu’une parade qui doit être stoppée. «Le gouvernement fait semblant et faire semblant ne va pas régler le problème», a insisté le syndicaliste qui s’est exprimé en marge du bureau exécutif national du Saems tenu à Mbao. Le Saems, par la voie de son secrétaire général, a salué l’annonce du Président Macky Sall à l’occasion de la cérémonie du Prix du chef de l’Etat pour l’ensei­gnant  de mettre en place une fondation des enseignants. «Nous souhaitons que ça ne soit pas un simple effet d’annonce ou une promesse électorale puisque nous sommes à une période préélectorale. Nous encourageons le Président à aller vivement vers la création de cette fondation», a fait savoir M. Sène pour qui pareille initiative a permis au Maroc de régler plusieurs problèmes de ses enseignants dont la mise à disposition d’un toit. En ce qui concerne la création du corps des administrateurs scolaires qui regroupera les proviseurs, les censeurs et les principaux, le Saems a applaudi des deux mains tout en insistant sur la formation des membres de ce corps. «Il faut nécessairement la création de ce corps et également voir les différents modules de formation», a insisté M. Sène, relevant à ce sujet «la gestion des ressources humaines, la gestion financière, mais aussi administrative» pour une bonne efficience. L’organi­sation syndicale a témoigné sa compassion pour les grévistes de l’Inseps qui exigent leur intégration dans la Fonction publique. «Ils ont fait une formation payante et ne peuvent pas exiger par conséquent d’être intégrés, mais ce qui les intéresse c’est de servir leur pays. Et en ce sens, l’Etat doit pouvoir faire preuve de sensibilité», a noté le syndicaliste convaincu que «la grève de la faim n’est pas une bonne solution».
abndiaye@lquotidien.sn  

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