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Les réformes, projets et programmes communautaires du Sénégal vont être passé à la loupe. Une évaluation de sa performance en termes de résultats atteints et de difficultés persistantes aussi bien dans l’application des réformes que dans la réalisation des programmes et projets. La délégation de la Commission de l’Uemoa avec les services des différents ministères vont échanger à travers la grille de pondération des actes communautaires retenus d’un commun accord. Il s’agira également au cours de ces trois jours de travaux, indique la représentante résidente de l’Uemoa au Sénégal, Aïssa Kabo Sidikou, de dégager la tendance pour le pays.
Mais déjà présent, il faut retenir que le Sénégal, comme tous les pays de l’Uemoa, doit faire des efforts dans le domaine de l’intégration. «Parce que l’intégration n’est pas une réalité», soutient le représentante résidente de l’Uemoa au Sénégal.
Elle cite l’exemple de l’application de la réforme sur le baccalauréat qui pose un problème au niveau régional. Cette réforme exige une uniformisation des frais d’inscription dans les pays de l’Union «mais beaucoup ne l’appliquent pas pour des raisons économiques», révèle Mme Sidikou. La représentante résidente a également souligné des problèmes sur le marché commun. Elle trouve cependant normal qu’un pays, qui sent que les autres n’appliquent pas la réglementation, ait des réticences mais tout le monde a compris que le but n’est pas l’individualisme et qu’il faut aller à l’intégration. Pour elle, les véritables freins à l’intégration «sont les lenteurs dans l’application de certaines réformes».
Pour sa part, le représentant du ministre de l’Economie, des finances et du plan, Bassirou Samba Niasse, a préféré parler des bons points du Sénégal. Il soutient que le gouvernement du Sénégal fait en sorte que toutes les réformes proposées dans le cadre de l’Uemoa puissent être transposées. Car de l’avis du Secrétaire général du ministère, notre pays est convaincu que le développement des Etats ne peut se faire sans une intégration réussie. C’est pour cette raison que sur la gouvernance, l’ensemble des directives ont été transposées. Il cite le code de transparence, les finances publiques, les directives en matière fiscale comme douanière sont tous transposés.
Aïssa Kabo Sidikou précise en outre que le but de la revue ce n’est pas de classer les pays par ordre. «Le but c’est de voir quelle évolution nous atteignons d’une année à l’autre, parce que l’intégration est un long chemin et le plus important c’est d’avoir à long terme une solidarité dans la sous-région», relève-t-il.
ndieng@lequotidien.sn

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