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Akinwumi Adesina, président de la Bad.

Les administrateurs du Groupe de la Banque africaine de développement séjournent depuis hier, au Sénégal, pour évaluer les impacts des projets phare du Pse dans lesquels la Bad a contribué financièrement. Il s’agit entre autres, de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), du Train express régional (Ter), de l’Autoroute à péage.

Après avoir injecté d’importants investissements dans plusieurs projets au Sénégal, la Banque africaine de développement veut maintenant s’enquérir des résultats. Pour cela, l’institution financière multinationale de développement, a décidé d’envoyer ses administrateurs sur le terrain pour évaluer les impacts des projets phare du Pse inscrits dans son portefeuille. Entre autres projets, le service communication de la banque mentionne «l’Aéroport international Blaise Diagne qui a bénéficié d’une enveloppe 70 millions d’euros, soit plus de 45,850 milliards de francs Cfa, avec un objectif attendu de plus de 3 millions de passagers par an, et qui a contribué à faire du pays un hub du transport aérien grâce à une amélioration de la connectivité sous-régionale et internationale.
Le projet Train express régional (Ter) avec un financement Bad de 120 milliards de francs Cfa, environ 183 millions d’euros, aura un impact certain sur la mobilité des personnes et la liaison entre Dakar et sa banlieue.
L’Autoroute à péage est un des premiers projets réalisés par la banque dans le cadre du partenariat public-privé (Ppp) et a bénéficié d’un prêt de 12 millions d’euros, soit plus de 7,8 milliards de francs Cfa. Cette infrastructure est en train de jouer un rôle significatif dans la décongestion urbaine de Dakar, avec un rôle économique important dans la circulation et la mobilité des biens et des personnes».
Le programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire (P2rs) est concerné. Il est «doté d’une enveloppe Bad de 30, 64 millions de dollars, couvre 40 communautés rurales dans les régions de Fatick, Kédougou, Kolda, Matam, Tambacounda et Zi­guin­chor. Il a contribué à l’augmentation de la production céréalière et a déjà bénéficié à 2400 ménages. Il s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre la pauvreté, notamment par le développement des filières végétales et animales, le développement de la pêche et de l’aquaculture et l’appui à la commercialisation».

Engagements en cours évalués à 1 187 milliards
Ces fonctionnaires de la Bad qui séjourneront au Sénégal, du 17 au 22 février 2020, prévoient également, d’après un communiqué, «de rencontrer les plus hautes autorités du pays ainsi que différents partenaires stratégiques». Des échanges sont aussi attendus «avec les partenaires gouvernementaux, notamment le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, gouverneur de la banque pour le Sénégal, ainsi que son homologue des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le gouverneur suppléant.
Des en­trevues auront également lieu avec les ministres-clés, sous la tutelle desquels sont placés plusieurs projets financés par la banque. Il s’agit des ministres de l’Agriculture et de l’équipement rural, des Infrastructures terrestres et du désenclavement, du Tourisme et des transports aériens, du Développement communautaire, du Pétrole et des énergies». Des échanges sont aussi «prévus avec d’autres partenaires techniques, comme l’Agence de promotion des investissements (Apix), le Bureau de suivi du plan Sénégal émergent (Bos), la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der), la Délégation générale à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Dgpu) ; le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), mais également la Société civile et le secteur privé».
Les projets financés, inscrits à l’agenda de la mission des administrateurs, indique-t-on, «ont un apport transformateur et un impact significatif pour les bénéficiaires dans la logique des cinq priorités-clés de la banque appelées ‘’High 5’’».
L’administratrice du Sénégal, Maïmouna Ndoye Seck, citée par le document, se réjouit, d’ores et déjà, de l’esprit de cette mission menée avec ses homologues, et «qui permettra aux administrateurs de venir constater les résultats et impacts des investissements importants de la banque sur les conditions de vie des populations». Car explique l’ancien ministre des Transports aériens, «l’objectif ultime reste de garantir le bien-être de nos populations».
Pour Marie-Laure Akin Olugbare, directrice de la région Afrique de l’Ouest pour la banque (Rdgw), «les missions des administrateurs, comme celle sur Dakar, constituent des moments importants de la vie institutionnelle de la banque et permettent une collecte de connaissances bénéfiques pour tous».
Pour rappel, «la Banque africaine de développement, partenaire du Sénégal depuis 1972, a financé jusqu’à présent 114 opérations pour un montant cumulé d’environ 3,15 milliards de dollars américains, soit 1 878 milliards de francs Cfa. Les engagements en cours s’élèvent à environ 2 milliards de dollars, soit 1 187 milliards de francs Cfa et sont composés des projets du secteur public, des opérations du secteur privé et d’une garantie partielle de crédit pour la couverture du risque de change».
dialigue@lequotidien.sn

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