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Les amis de Khalifa Sall continuent d’occuper les médias pour obtenir sa libération. En conférence de presse hier, ils ont invité la Cour suprême qui doit se prononcer aujourd’hui sur le dossier du maire de Dakar, de lire et de dire le droit et non la politique.

«Lire et dire le droit, rien que le droit, juste le droit et pas la politique.» C’est en quelque sorte, le message lancé par les compagnons de Khalifa Sall, regroupés autour du mouvement Initiatives 2017/Taxawu senegaal à l’endroit des juges de la Cour suprême. Lesquels doivent se prononcer aujourd’hui sur le dossier de leur mentor. «L’ap­profondissement de la démocratie voudrait que les institutions quelles que soient les personnes qui les incarnent, mettent leur ego de côté, et privilégient l’intérêt supérieur de la Nation», dixit, Cheikh Guèye, maire de Dieuppeul.
Cet allié de Khalifa, quasi-transfuge de la Ld et de Bby, estime que c’est pourquoi aujourd’hui, «notre pays aura encore rendez-vous avec l’histoire. Et que la justice aura l’occasion d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays». Il interpelle à ce niveau, les juges de la Cour suprême pour qu’aujourd’hui, «le droit soit rendu au nom du Peuple et ainsi élargir Khalifa», tonne-t-il, citant l’exemple du Kenya, où le juge a annulé les élections. «Ce que je retiens est que c’est quelqu’un qui n’a jamais été condamné encore. Il est en détention préventive. Il a été candidat et a été élu. Donc le Peuple sénégalais l’a choisi encore. Et la justice aujourd’hui doit se prononcer au nom de ce même Peuple», dira Idrissa Diallo, maire de Dalifor. Une pique à l’endroit de l’Etat. «Le pouvoir exécutif on sait ce qu’il est en train de faire dans ce dossier», mentionne M. Diallo. Lequel sollicite la bienveillance de Souleyemane Telico, élu récemment président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums). «C’est l’occasion pour moi d’interpeller le tout nouveau président de l’Ums qui suscite beaucoup d’espoir. Nous voulons que ces magistrats que nous respectons, bien formés, continuent à être des modèles. L’Ums doit sensibiliser ses membres pour leur dire que le Sénégal est à la croisée des chemins, il ne nous reste que la justice pour rendre l’espoir», appelle-t-il. «Cette magistrature ne doit pas nous décevoir. On ne leur demande pas de nous faire des faveurs mais de dire et de lire le droit juste le droit, rien que le droit, pas la politique», conclue-t-il.
mfkebe@lequotidien.sn

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