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Les cadres de Benno bokk yaakaar n’accordent «aucun crédit» à l’enquête de la Bbc accusant Aliou Sall. Un reportage qui s’est basé sur les «maillons faibles de la République», dénoncent-ils.

Quasiment 3 semaines après la diffusion de l’enquête de la Bbc citant Aliou Sall dans des histoires de corruption, les cadres de Benno bokk yaakaar apportent leur soutien au maire de Guédiawaye. Dans un communiqué, cette instance de la coalition présidentielle ne trouve «aucune valeur scientifique, ni regard comparatif dans le temps et dans l’espace» à l’élément de la chaine britannique. Ils considèrent que cette «première attaque à peine voilée de la Bbc confirme que nous entrons dans une nouvelle ère. Une ère à haut risque». Pour les cadres de Bby, l’enquête s’est appuyée sur «les maillons faibles de la République, tentés de jeter le discrédit et l’opprobre sur des cibles minutieusement choisies». Ces responsables de la majorité ont fait la relation entre cette affaire et la défaite des candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 24 février 2019.
Ils ajoutent : «11 minutes lui ont suffi pour condamner l’Etat du Sénégal et les co-contractants. En 11 minutes, elle avait fini, de manière spectaculaire, de faire le procès d’un processus dont le point de départ date de 8 ans c’est-à-dire avant l’avènement du Président Macky Sall à la tête du Sénégal. 11 minutes de satire lui ont suffi pour enrôler une frange de l’opposition sénégalaise en quête de vengeance.» Aux opposants qui agitent cette question de la transparence des ressources naturelles, l’aile intellectuelle de Bby les invite à venir rejoindre le dialogue politique, «seul gage dans la préservation de notre cohésion».
Cette nouvelle polémique «annonce fatalement une nouvelle forme de menaces plus violentes et plus complexes avec des relents financiers et économiques», analysent les cadres de Bby. Raison pour laquelle, ils appellent les Sénégalais à la «vigilance, à la tempérance, à la lucidité et à la sérénité». «La saisine de la justice de notre pays procède d’une volonté de transparence de la part de l’Etat du Sénégal. Elle fera, nous en sommes sûrs, toute la lumière sur les responsabilités de chaque partie», assurent-ils. En attendant, ils ont la conviction que «les intérêts du pays ont été préservés et les montants attendus et annoncés lors de la concertation sur le pétrole et le gaz (12 juin 2018, Ndlr) ne sont pas remis en cause».
bgdiop@lequotidien.sn

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