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La déclaration du président de la République sur l’augmentation de salaire dans le public, lors de la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances à l’occasion du 1er mai, a surpris les syndicalistes. Selon certains secrétaires généraux de centrales syndicales, interrogés sur cette question, l’augmentation de salaire dans le secteur public ne fait pas partie de leurs revendications. Elimane Diouf de la Csa et Lamine Fall de la Cnts précisent que la demande d’augmentation de salaire a été formulée dans le privé.

«Il n’y a pas de revendication spécifique de la part des centrales syndicales pour une augmentation de salaire dans le secteur public.» C’est la précision faite par les syndicalistes de la Csa et de la Cnts, suite à la sortie hier du président de la République lors de la remise des cahiers de doléances. En effet, recevant les centrales syndicales à l’occasion du 1er mai, Macky Sall leur a fait savoir qu’il n’y aura pas d’augmentation de salaire dans le secteur public. Interrogé sur cette sortie, le Secrétaire général de la Csa a fait savoir qu’il y a eu une confusion. D’après Elimane Diouf, la revendication d’augmentation de salaire c’est dans le secteur privé. Selon le Secrétaire général de la Csa, le débat dans le secteur public tourne autour de la refonte du système de rémunération. «Au niveau de la coalition des centrales syndicales, notre combat porte sur des questions spécifiques auxquelles il n’y a pas encore de solutions comme le système de rémunération», a-t-il expliqué. C’est aussi l’avis du Secrétaire général adjoint de la Cnts. Lamine Fall soutient que «du côté des centrales syndicales il n’y a pas de demande dans ce sens». Analysant la déclaration du président de la République, M. Fall pense qu’il a tenu ses propos dans le but «d’éviter d’éventuelles demandes». Quoi qu’il en soit le syndicaliste estime que le chef de l’Etat a ses raisons. Toutefois, le Secrétaire général adjoint de la Cnts déclare que les centrales syndicales vont maintenir leur demande concernant la régularisation. Selon Lamine Fall, le gouvernement, qui a effectué une étude sur le système de rémunération, est d’accord qu’il y a des irrégularités. S’agissant du préavis de grève que la coalition des centrales syndicales compte déposer, M. Fall soutient que «c’est un droit» et ce n’est pas une «déclaration» qui va les empêcher de le déposer. «S’il faut aller jusqu’à déposer un préavis de grève nous le ferons», a-t-il dit.
Par ailleurs, le Secrétaire général de la Csa a précisé que les syndicats ne demandent pas «d’alignement vers le haut» concernant le régime indemnitaire. D’après lui, aujourd’hui la revendication c’est «d’ouvrir des négociations parce qu’il a été constaté qu’il y a lieu de régulariser». Il s’agit, explique-t-il, de «faire en sorte qu’on ait un système harmonisé». Sur ce point, il est convaincu que la voie pour trouver des solutions et aller «vers une harmonisation des avantages» c’est d’ouvrir des négociations.
dkane@lequotidien.sn

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