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Les autorités sanitaires de la région de Diourbel ont des difficultés pour assurer la prise en charge des cas suspects au Covid-19 recensés dans les communes de Touba et Mbacké, qui ont enregistré hier 7 cas. Selon le médecin-chef de Diourbel, qui multiplie les appels à l’aide, les personnes confinées commencent à se rebeller à cause du manque de ressources pour leur prise en charge.

C’est une situation inédite : contrairement à ce qu’a annoncé le ministère de la Santé sur le nombre de cas positifs à Touba, le médecin-chef de la région médicale a un autre bilan. Dr Mamadou Dieng a précisé que le département de Mbacké a enregistré hier 7 nouvelles infections au coronavirus, dont 2 cas par transmission communautaire recensés dans les villes de Mbacké et Touba et cinq cas contacts suivis dont 1 à Mbacké et 4 à Touba. Selon Dr Dieng, ces 7 nouveaux cas détectés sont admis au centre de traitement du Covid-19 de Darou Marnane à Touba. «Aujourd’hui (hier), nous avons deux cas communautaires et cinq cas contacts. Mbacké a un cas contact et un cas communautaire. Touba a un cas communautaire et quatre cas contacts», signale-t-il. De l’avis du médecin chef, 48 cas positifs au coronavirus ont été enregistrés dans les villes de Touba et Mbacké depuis le 10 mars dernier.
Cette situation montre l’immensité de la tâche pour endiguer la contamination dans cette zone. Compte tenu de l’augmentation des personnes infectées au coronavirus dans les communes de Touba et de Mbacké, la liste des concessions mises en quarantaine s’est aussi élargie. Cet élargissement des personnes à surveiller plonge les autorités sanitaires dans des difficultés pour maintenir les personnes suspectes dans leurs concessions. Il dit : «Pour les quarantaines, on a atteint aujourd’hui le nombre de concession qu’on ne peut pas gérer comme avant. Avec les premiers cas, on avait des ressources avec les dons qui affluaient, avec l’appui du khalife, maintenant, il n’y a presque plus de dons. Nous n’avons plus assez de ressources pour gérer toutes ces familles en leur donnant l’appui nécessaire. Ce, surtout, avec la multiplication des cas communautaires.»
Face à cette situation, le médecin-chef de Diourbel a fait savoir qu’il faut l’implication du ministère du Développement communautaire pour assurer la prise en charge des personnes «confinées». «Pour les personnes impactées, il faut mettre un quota de côté et travailler avec le service de l’Action sociale du ministère de la Santé pour secourir ces familles. Plus de cinq concessions étaient déjà en quarantaine à Touba et avec les nouveaux cas détectés à Mbacké, 3 à 4 maisons seront mises en quarantaine dans cette localité», explique le médecin, qui rappelle que le personnel médical ne peut assurer que le traitement des patients. «Les gens commencent à se rebeller tout en posant des conditions pour pouvoir respecter le confinement. Il y a même ceux qui font du chantage moral», prévient le médecin-chef, qui multiplie les appels à l’aide.

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