PARTAGER

Les étudiants de l’Ufr Agro en veulent à leur administration suite à l’invalidation de l’année 2018-2019. Au-delà des actions de riposte prévues au retour des vacances, ils n’excluent pas d’attaquer cette décision en justice.

A l’issue de l’Assemblée universitaire qui s’est tenue le mercredi 8 août 2018 de 9h à 16h, l’Ufr Sciences agronomiques de l’aquaculture et des technologies alimentaires (S2ata) se voit privée de l’année universitaire 2018-2019. Dans un communiqué, le Collectif des délégués de l’Ufr S2ata parle d’une décision qui «n’a aucun fondement administratif». Il faut préciser que l’Assemblée universitaire n’a fait que valider les propositions formulées par chaque Ufr. Mais au cours de ce conclave, le délégué titulaire de l’Ufr, Daouda Sagna, qui représentait les étudiants des S2ata, «a vaillamment défendu la faisabilité de 3 sessions pour sauver l’année 2018-2019, vue l’avancée spectaculaire de l’Ufr par rapport aux autres qui s’engagent à retrouver une année normale en octobre 2019, tout en ayant l’année 2018-2019».

Le recteur accusé de fuir ses responsabilités
Les étudiants des S2ata pointent du doigt leur administration pour cette «attitude recrudescente à imposer catégoriquement ses décisions tout en ignorant ses conséquences à l’égard de la communauté». Ainsi, le collectif lance un appel à l’administration de l’Ufr S2ata afin de «revoir cette décision inconcevable qui hypothèque l’avenir même de l’Ufr». De plus, la posture du recteur révulse Daouda Sagna qui accuse le Pr Ousmane Thiaré de «fuite de responsabilités». «Au lieu de dire que l’Assemblée valide, le recteur a dit que l’Assemblée prend acte des différentes décisions prises par les conseils pédagogiques», regrette l’étudiant joint hier par téléphone.
Pourtant, «les textes prévoient un vote en cas de non consensus sur les propositions», précise M. Sagna. Dans cette Ufr S2ata, «les Licences 1 et 2 finiront au plus tard en fin décembre 2018», note le délégué titulaire qui «refuse que ces étudiants soient sacrifiés en restant une année sans cours parce que juste les Masters sont en retard». En tout cas, Daouda Sagna et Cie promettent de mener «une lutte infernale contre cette décision et appellent les étudiants à la sérénité et à l’unité pour mener à bien ce combat». Au retour des vacances, il est prévu un «intense plan d’actions de riposte face à cette provocation». De plus, assure-t-il, tous les moyens de droit seront utilisés pour attaquer cette décision.
bgdiop@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here